Test : Aliens : Colonial Marines (Xbox 360, PS3, Windows)


Les Colonial Marines sont enfin là, après un long voyage, un très long voyage de 6 ans. 6 ans qu'a duré le développement de Aliens Colonial Marines. Souvenez-vous fin 2006, l'éditeur japonais déclare avoir acquis la licence ALIENS de 20th Century Fox sur un roulement de tambours et de trompettes. Deux jeux sont prévus sur PS3, 360 et PC. Un FPS réalisé par GearBox Software et un RPG réalisé par Obsidian.

Le temps passe et plus de nouvelles sur ces deux titres... enfin, si, SEGA annonce que le RPG Aliens d'Obsidian est annulé (pourtant, le jeu est déjà dans une phase très avancée) et par la même occasion, le roi de l'arcade annonce deux autres jeux. Le comble, c'est que les deux jeux annoncés plus tard notamment Aliens vs. Predator (PS3 - 360 - PC) par Rebellion et Aliens : Infestation (DS) par WayForward sortiront plus tôt ! Plus de nouvelles de Colonial Marines... l'éditeur communique maladroitement sur ses jeux utilisant la franchise de la 20th Century Fox.
Cela dit, du côté de Gearbox par le biais de Randy Pitchford n'hésite pas à chaque occasion, de communiquer sur le jeu. Avec des promesses du style : "C'est un rêve qui devient réalité... faire un FPS inspiré du film de James Cameron" ou encore "Ça va être génial, avec une ambiance effroyable" bref, le genre de discours marketeux afin de vendre son produit.
Bien évidemment, il n'a jamais dit un seul mot sur le développement catastrophique que subissait le soft de SEGA...

Aliens Colonial Marines


SEGA a toujours aimé shooter de l'alien et même parfois, s'inspirer des films, la preuve, avec le titre Arcade tournant sur System 16 : Alien Syndrome (1987).
3 ans plus tard c'est avec Alien Storm que les joueurs vont massacrer des monstres venus d'ailleurs. C'est sur le board System 18 que le jeu tourne et une conversion honnête sur la 16-bit noire voit le jour.
Toutefois, le géant japonais n'est pas encore satisfait. Il lui faut la licence ALIEN, il veut canarder du xénomorphe, il veut que le sang acide des bestioles gicle partout. C'est donc chose faite avec l'arrivée en arcade de Alien 3 The Gun (1993), un gun shooting plutôt impressionnant pour l'époque après tout, il arrive sur le puissant board System 32.
La dernière fois qu'on a eu des marines vs. aliens de la part du géant nippon, c'est avec la sortie en Arcade de AlienFront Online sur NAOMI et sa conversion sur Dreamcast.
Comme j'ai dit plus haut, 2006 est le retour de la licence chez SEGA et s'il y a bien un jeu qui devrait reprendre l'esprit :, nettoyage de monstres baveux "€œ, c'est clairement A:CM.


Pour ceux qui se souviennent encore du film "Aliens le retour", le caporal Hicks, interprété par Michael Biehn, avait envoyé un message de détresse... et ils devaient attendre 17 jours pour que la cavalerie des marines arrive en force.
Bingo, la trame narrative de cet Alien reprend donc la supposée réception de l'appel de détresse et c'est nous, en tant que caporal Winter à bord du vaisseau Sephora qui va donc essayer de sauver le reste des frères d'armes ainsi que Ripley et Newt.
Une fois la phase d'accostage avec le vaisseau Sulaco effectuée, la terreur commence pour le joueur...

" We're all in strung out shape, but stay frosty, and alert. (...) "


On ne va pas aller par quatre chemins. Le soft de Gearbox est un mauvais FPS, on pourrait même affirmer que c'est un mauvais jeu tout simplement. Il reprend le mêmes mécaniques de jeu du début des années 2000. Shooter des vagues de bestioles qui apparaissent dans les "zones couloirs" (autant quand c'est dans un bâtiment, pourquoi pas ? Mais quand c'est dans un supposé espace ouvert, c'est nul). Certes, parfois il y a des espaces plus ou moins ouverts, mais ils sont bien trop petits. Le level design est par conséquent raté.
Aussi, l'ennui s'installe très rapidement et surtout ne pensez pas que la terreur de ces terrifiantes créatures va envahir votre chambre non, non. Le Motion Tracker ne s'affole jamais et quand on ne l'utilise pas, un petit bip signale la présence des ennemis. Wow, aucun stress, aucune peur... on avance, on mitraille dans l'indifférence totale. Et encore, il faut aller en avant car le marine qui nous accompagne durant la campagne, nettoie quasiment tout avec sa Smartgun. C'est presque ridicule mais le pire, c'est quand on doit buter des humains une fois arrivé dans LV-426. WTF ?
On est là pour massacrer des aliens ou pas ? C'est quoi ce twist pourri du scénario ? Attendez, ce n'est pas fini car je peux affirmer que la moitié du mode campagne est dédié à une sous-sous version ultra pitoyable de Call Of. L'autre moitié c'est contre les facehuggers et autres créatures inspirées de celles de Hans Ruedi Giger. Parlons-en un peu des aliens complètement débiles de la mission 5 avec leur façon de se déplacer complètement idiote (un gif dédié à cet alien est déjà culte). Personnellement, j'avais envie de rire tellement c'était loufoque comme situation.
Et encore, le boss final (avec la reine bien évidemment, c'est d'ailleurs logique pour Gearbox) est tellement mauvais que j'avais l'impression qu'on s'est foutu de ma tronche. C'est du genre : "Coucou, je suis là... hop, hop je m'enfuis pour aller appuyer sur l'interrupteur"... x5. Je n'ai pas d'autres mots à dire à part que... c'est mauvais comme tout.


Ceci dit, Colonial Marines propose aussi un mode multijoueurs en ligne et qui est le seul - peut-être - point positif du jeu.
Quatre modes sont disponibles. Le mode "Bataille" qui est en fait du "deathmatch", "Survivant" dans lequel le joueur subit des attaques répétées des xénomorphes, le mode "Extermination" qui est en quelque sorte un "king of the hill" (marines attaquent, aliens défendent) et finalement un dernier assez original, "Evasion". Dans ce dernier mode on joue un groupe de marines qui doit s'échapper des aliens tout en passant par des checkpoints. C'est assez sympa.
Vous l'aurez compris, les modes se divisent en deux manches : On incarne les marines et après les bestioles ou inversement. L'équipe qui gagne est celle qui a obtenu le plus de points forcément ! Hélas, on se rend compte très vite que pour gagner, du côté marines il faut rester obligatoirement ensemble (plus de feu et puis on peut venir en aide à un de nos camarades tombé) et du côté xénomorphe, il faut attaquer en groupe car il suffit que un, ou deux joueurs de son équipe décident de jouer solo, l'échec sera quasi certain.
À la fin de la partie (online ou à la fin de niveau du mode campagne), on gagne des points qui augmentent le niveau de son marine permettant par la suite, de personnaliser son personnage/alien entre autres. Ça reste très classique.

THE WEYLAND-YUTANI : Building Better Worlds


On a vu que le gameplay est resté quelque part dans les années 2001/2002 et graphiquement alors vous me demandez ?
Une horreur là aussi. C'est juste abusé de sortir un jeu de piètre qualité graphique en 2013 mais le summum, c'est de nous montrer des démos du jeu, de qualité correcte on va dire, pour ensuite dans sa version finale, avoir un jeu digne d'une Xbox (et encore). C'est moche, la modélisation globale est pitoyable, des éléments 3D se répètent dans chaque niveau, des effets de lumière minables, le peu d'effets de fumée, la Dreamcast en est capable de faire largement mieux bref, c'est globalement nul. Seriously, 6 ans pour ça ?
Puis les animations des xénomorphes quoi ! On dirait des vélociraptors hystériques et quand on leur tire dessus, ils "explosent" en morceaux 3D grotesques dignes d'une 32-bit... même dans Alien 3 The Gun, c'était plus crédible et pourtant, réalisé en 2D.

On remarque quelques références aux autres films notamment à Prometheus, aux marines de "Aliens le retour" d'ailleurs, l'acteur Michael Biehn et Lance Henriksen ont participé en prêtant leurs voix aux personnages Hicks et Bishop.
Musicalement, ça reste correct et dans l'esprit des films. De plus, le son si caractéristique des Pulse Rifle est respecté... ouf! au moins ça.

" That's it, man. Game over, man. Game over (...) "


Avant le "Game Over Yeah" de Sega Rally, y avait le "Game over, man" et c'est ce qu'on a envie de crier à ce charlatan de Randy Pitchford et a tous ceux de son studio Gearbox.
On ne va pas entrer dans les détails de savoir qui a fait quoi (TimeGate ? GearBox ?) dans Aliens Colonial Marines. Ce que nous savons, c'est que le jeu a été annoncé bien avant les Borderlands, Duke Nukem Forever et que le studio responsable de ces titres, Gearbox puisque le logo est affiché dans la boîte du jeu, a fait un boulot de merde et qui n'a pas tenu ses engagements vis à vis des fans de la franchise Aliens. C'est aussi la faute de SEGA West si A:CM est mauvais... à vouloir donner une totale liberté aux studios de développement, certains fumistes n'hésitent pas faire n'importe quoi. Personnellement, vu le manque de sérieux, je ne jouerais plus jamais aux jeux développés par Gearbox Software et j'espère que SEGA ne collaborera plus jamais avec ces guignols.
Bref, après Iron Man 2 et Thor, encore une licence de film ratée en jeu vidéo, édité... par SEGA. Dommage. Cela dit...
...au fin fond de LV-426, l'espoir d'un nouveau soft Alien renaît, mais cette fois-ci réalisé par l'équipe perle de SEGA en occident, le talentueux studio The Creative Assembly.

Verdict

3

Points forts

  • Les voix de Michael Biehn et Lance Henriksen

Points faibles

  • Tout
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Windows 5.0 1
Xbox 360 6.0 2

Commentaires

chaz, 06 mar 2013 - 6:18
Même si je ne suis pas fan de la licence Alien, je suis curieux de voir ce que vont en faire CA, pourquoi ne pas leur avoir proposé cet Aliens CA à eux plutôt qu'à gearbox?
Bref, encore de la mauvaise pub pour SEGA.