Test : Dragon's Fury (Mega Drive)

LE MEILLEUR JEU DE FLIPPER 3D DU MONDE !

Ce n'est pas moi qui le dit mais l'écusson imprimé sur la jaquette, et en général lorsqu'un éditeur affiche ce genre d'accroche sur une boîte on peut être sur à 99% que la monumentale daube n'est pas loin ; et là avec le logo TENGEN en bas à gauche le doute est quand même permis.
Cependant n'oublions pas où ce titre a débuté sa carrière pour nous rassurer.
[MODE BACK IN THE PAST ON]
Créé sur la console Core graphx de Nec en 1990 par Naxatsoft et Red, il s'y est fait remarquer sous le petit nom de Devil's Crush (Devil Crash au Japon) et il s'agit de la suite d'Alien Crush (1988).
En 1992 la conversion est confiée aux joyeux fous dingues de chez Technosoft, oui, oui les mêmes déjà responsables de la saga ThunderForce. De quoi rassurer les plus sceptiques d'entre vous sur les qualités et le potentiel du titre puisque TENGEN (ATARI en fait) n'en est ici que l'éditeur. Ouf!
[MODE BACK IN THE PAST OFF]

C'EST QUOI L'TEXTE ?

Tout le monde connaît cette célèbre pub pour une non moins célèbre boisson gazeuse où un pauvre type dans un costume ridicule se trouve à jouer le rôle d'une boule de flipper (qui roule comme le chantait Corinne Charby...)
Si dans la pub la scène se déroule entièrement dans le noir, la façon dont notre bonhomme se fait secouer peut nous laisser penser que son calvaire peut parfaitement se passer sur le plateau de Dragon's Fury ! Etalé sur trois écrans de hauteur, le plateau de jeu contient énormément de possibilités de jeux pour engranger les 999 999 990 points nécessaires à l'ouverture de la zone finale !
Tout d'abord les zones d'accès aux stages bonus sont disséminées tout le long de la table. Dans 90% des cas elles sont cachées et ne se dévoilent que lorsqu'une manœuvre précise a été effectuée (exploser un ennemi particulier, faire passer la boule dans un endroit précis, détruire une partie du décors) Et encore même lorsque l'on sait où elles se situent, ils faut qu'elles soit ouvertes, ce qui ce traduit par une flèche verte-pour vraiment y accéder.
Le reste de la table est plutôt de très bon goût graphique, entre les soldats squelettes, les têtes de morts rigolards, les dragons, les sorciers ainsi que quelques larves d'insectes qui viennent également embellir le tout, nous avons affaire à une ambiance très petite boutique des horreurs mais à la sauce Moyen-Âge...
Réussir à garder sa boule sur la table ne sera pas des plus faciles mais il existe bon nombre d'astuces pour la préserver au maximum. Ainsi il est possible de bloquer le bas de l'écran pour ne pas tomber, se téléporter dans l'écran le plus haut, gagner des boules supplémentaires, faire apparaître des bumpers supplémentaires, les possibilités et combinaisons sont franchement assez importantes pour rester en vie le plus longtemps possible, mais il faut pour cela les trouver ! Bref sa richesse est tellement énorme et le plaisir si omniprésent que se lasser de ce jeu est quasi impossible (a moins de ne pas aimer le flipper ; mais le joueur dans ce cas n'achètera pas le jeu et ne pourra donc pas s'en lasser !!)

HA ! HA ?...AAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!

Comme je l'ai déjà abordé un peu plus haut, il y a six bonus stages (sept avec la zone du boss final) divisés en deux catégories; Celle des boss et celle des " jeux d'adresse "
Pour les zones boss ; au nombre de trois ; ce sera trois têtes de morts à détruire qui se défendent en crachant des espèces de petits cerveaux ; cinq serpents cracheurs de feu ou encore une espèce de diable avec une tête lui sortant de l'abdomen qui se détachera et se déplacera dans toute la zone après plusieurs coups.
Pour les zones d'adresse ; également au nombre de trois, ce sera trois amphores pleine de chauves-souris à détruire, ou deux sorciers protégés par une barrière de protection à tuer ou pour finir, le plus difficile de tous, allumer une série de points lumineux au sol en tuant des mages en lévitation. Évidemment pour allumer le sol il faut détruire la créature au moment ou elle est située sur le point. Même si la tolérance de placement est relativement permissive ce stage est clairement d'une grande difficulté et réussir à le compléter se révèlera être un tour de force puisque quelque soit la zone bonus la perte de la boule ramène obligatoirement sur la table principale qui est pour le coup entièrement réinitialisée ! (Tous les blocages et autres manipulations effectuées avant d'entrer dans le bonus sont annulés !)
J'en profite pour préciser que les stages bonus existent sous deux configurations ; l'une a deux flippers et une autre à quatre. Bien évidemment on ne sait pas sur quoi on va tomber lorsque l'on y pénètre !

MEME JOUEUR JOUE ENCORE

L'intérêt général et ludique étant bien présent, le côté technique est également de fort bonne facture.
Graphiquement la table principale est assez sombre avec un choix de couleurs qui reste dans les teintes a dominantes marron, seules les lumières et autres éléments éclairés sont dans des teintes fluos. Du coté des stages bonus, c'est le contraire, les couleurs sont en général assez vives avec du vert, du jaune voir même du rose pour l'une d'entre elle et je dois dire que cette différence entre les deux parties du soft est franchement agréable pour l'oeil. L'animation est magnifique avec des tonnes de bestioles qui grouillent à l'écran, ainsi que des animations d'éléments du décor qui rendent l'ensemble très vivant, nous n'avons pas un simple flipper sans vie.
La jouabilité est des plus accessible ; la croix sert pour le flipper de gauche, le bouton C pour le flipper de droite et avec B on a la possibilité de bouger l'écran de jeu, de la même manière que l'on bougerait un vrai flipper... Fabuleux !
Du côté du son c'est également un sans faute, chaque stage a sa musique, dans un style " Opéra rock " de toute beauté. Le thème principal est tout simplement parfait (dispo sur la Sega radio d'OS) si bien que malgré la longueur des parties on ne se lasse jamais de la musique.
Les bruitages sont également de très bonne qualité, des sons et des rires sadiques amplifient encore un peu plus le sentiment d'horreur dans lequel baigne tout le jeu et contribuent vraiment a une ambiance général et au fort intérêt de ce petit bijou.

Malgré son unique table qui pourrait faire croire a un jeu court et bâclé, Dragon's Fury est en fait tout le contraire.
Beau, long, riche, et subtil dans son type de jeu il prouve qu'il n'y a pas toujours besoin de surenchère pour rendre un jeu culte. D'accord, on retrouve Technosoft à son chevet et rien qu'en disant cela je n'ai plus rien à ajouter vu que le principal est dit ! À bon entendeur.

Verdict

9

Points forts

  • Jouabilité
  • Graphisme
  • Durée de vie
  • Bande son somptueuse

Points faibles

  • Difficulté
  • Une suite ratée
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Mega Drive 8.3 9

Commentaires

Problème de mise en page, que j'ai corrigé. Fermez bien vos balises sur le forum, ça vous évitera ce genre de pépin.