Test : Urusei Yatsura : My Dear Friends (Mega CD)

Publié de 1978 à 1987 au Japon pour un total de 34 volumes, le manga Urusei Yatsura est plus connu chez nous sous le titre de Lamu (nom de l’héroïne).

C’est la première grande œuvre de la fantastique Rumiko Takahashi, aussi auteure de Ranma ½, Juliette je t'aime ou encore Inuyasha et j'en passe.
L'univers absolument unique d'Urusei Yatsura est clairement une base parfaite pour une adaptation en jeu et ça tombe bien, Game Arts a eu la bonne idée d'exploiter de nouveau le Mega CD afin de donner vie à ce petit monde en version pixels.
Game Arts avait déjà réalisé l’année précédente le très sympathique Yumimi Mix dont Urusei Yatsura reprend la base technique pour les phases d'animations.

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Un jeu survolté

Toujours motivé pour aller draguer toutes les filles qui lui passent devant le nez, Ataru doit toutefois faire avec une contrainte et pas des moindres.
Cette contrainte prend forme en la personne de la très jolie et sexy extraterrestre du nom de Lamu : elle s'est entichée d'Ataru et problème pour lui, lorsque la demoiselle est en colère elle le fait savoir à coup de décharge électrique mais ça, vous devez être au courant si vous êtes de ma génération.

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D'ailleurs, mieux vaut connaître la série pour jouer au jeu, tous les personnages (enfin beaucoup en tout cas) emblématiques défilent sans aucune introduction ou présentation, Game Arts partant sûrement du principe que tout le monde connaissait cet univers.
Alors ici on a un scenario inédit, les génériques de début et de fin sont eux aussi exclusifs et c'est de l'excellent boulot !


Comme toujours, Ataru ne pense qu'à accoster les filles, mais Lamu va forcément se taper l'incruste, entravant les plans du jeune dragueur.
Il va essayer de la feinter en prétextant avoir oublié un truc à l’école mais la belle extraterrestre est tenace et insiste pour l'accompagner… bon pas grave, il va bien y avoir une ouverture pour échapper à sa surveillance (non).
Les premières minutes du jeu ne sont qu'un prétexte pour nous balader dans la ville et voir un peu tout le monde.

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Ce n'est que plus tard qu'on rencontre le personnage central de la future agitation, une jeune fille qui a atterri on ne sait comment sur le toit de la maison d'Ataru. Mais attention, elle est loin d’être comme les autres et telle Lamu, elle peut aussi faire des choses impossibles pour le commun des mortels !
Il n'est pas donné à tout le monde de pouvoir transformer une maison en gâteau ou de faire apparaître des monstres bizarres !

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Le courant passe entre nous

Comme je le dis plus haut, Urusei Yatsura reprend la même technique que Yumimi Mix pour la réalisation des cinématiques.
C'est à dire que c'est la console qui fait le boulot pour gérer tout ça, ce ne sont pas de bêtes cinématiques type FMV et c'est juste hallucinant de beauté, j'avais parfois l'impression d’être devant un épisode de la série tellement c'est fin, coloré et fluide.

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Mais attention, je fais la comparaison avec le précédent soft de Game Arts, toutefois, Yumimi Mix et Urusei Yatsura restent très différent.
Le premier est un interactive comic (lire le test pour mieux comprendre) alors que le second est de type aventure/point'n click avec une bonne dose de cinématiques.

Urusei Yatsura propose donc un jeu beaucoup plus classique avec un gameplay simple et un déroulement qui l'est tout autant en nous faisant parcourir la ville dans tous les sens et croiser tous les protagonistes récurrents de la série.
On regarde, on parle, on attrape et il y a moyen de se servir des choses dans notre inventaire.

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Certaines sont indispensables pour avancer alors que d'autres ne sont là que pour activer une petite séquence optionnelle toute bête et souvent drôle.
D'ailleurs il n'est pas si facile que ça de trouver toutes leurs utilisations (j'ai toujours un jambon en stock dont je ne sais pas quoi faire et il va finir par périmer :p).

Un autre petit truc rigolo consiste à chercher un peu partout dans les décors afin de débusquer une animation, bref ça fourmille de détails et on prend un plaisir énorme à les découvrir.
Ok, il ne faut que quelques petits heures pour terminer le jeu, mais au moins elles sont relativement bien remplies et c'est le principal, sans oublier l'envie irrépressible de le refaire au minimum une fois pour trouver quoi faire de ce satané jambon :p
Il faut toutefois noter qu'il n'y pas vraiment de challenge ou de risque de perdre, aucun game over possible ici.

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Encore 3 cartouches en stock

\!/Attention, je spoile les bonus dans ce paragraphe\!/
Lorsqu'on commence la partie, on fouillera forcement la chambre (point de départ) d'Ataru, et on découvrira rapidement un lecteur CD qui semble pouvoir servir... Bizarre bizarre, aucun disque en stock pourtant, mais qui sait, Ataru l'a peut-être oublié quelque part ?

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Encore plus intrigant, dans le salon, une console de jeu est reliée à la TV ; pas la peine de chercher bien loin les cartouches au nombre de trois (je ne vais pas vous dévoiler leur emplacement, faut pas exagérer, cherchez un peu !).

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Le jeu le plus basique consiste à attraper un certain nombre de taiyakis (pâtisserie en forme de poisson) dans le temps imparti en évitant les kotatsu (table basse chauffante) qui nous font perdre du temps (parce que bon, ce truc c'est un piège, lorsqu'on s'y installe on ne peut plus en sortir tellement on est bien !).

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Alors c'est rigolo mais la montée en difficulté est trop progressive et les premières minutes sont relativement longues. C’est un peu dommage, plus de rythme l'aurait rendu beaucoup plus fun.

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Ensuite on a un Defender like : avec notre moto volante on protège des cristaux des attaques adverses, quand ils sont détruits c'est le game over.

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Il est agréable à prendre en main on passe un bon moment dessus.

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Le dernier est certainement le plus surprenant avec carrément un jeu de baston !
On y trouve que 4 personnages et 1 seul décor par contre, mais il y a moyen d'y jouer à deux et une astuce existe pour activer un nitro mode (c'est proche de la vitesse de la lumière et je n’exagère presque pas) !

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Le panel des coups est restreint mais on a quand même une attaque spéciale par personnage et l'unique décor est vraiment joli.

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Si vous aimez Lamu, ce jeu est une petite pépite. La technique des cinématiques est juste superbe, l'ambiance est parfaitement respectueuse, et on y trouve des tonnes de clins d’œil et de fan service sans oublier le scenario qui colle parfaitement.
Les mini-games sont assez sympas et la rejouabilité présente pour qui souhaite tout découvrir.
Par contre, si vous ne connaissez pas la série, il est fort possible que l'ensemble vous laisse plutôt insensible, mais dans ce cas, c'est que la galette ne s'adresse pas à vous.
Bref, pour le fan (du moins si vous connaissez un minimum), et bien que l'aventure soit un peu courte (c'est un truc que je dis souvent dans mes derniers tests...), elle vaut vraiment le coup, Urusei Yatsura version Mega CD est une très belle réussite !

Connaissance du japonais : vivement recommandé pour progresser et apprécier

●12 Blocs pour 3 slots de sauvegardes
●Compatible cartouche mémoire
●Compatible souris
●Optimisé pour le pad 6 boutons (c'est anecdotique mais l'effort est louable)
●Bonus : Les chansons d'ouverture et de fin sont écoutables en lecture CD.

Verdict

8

Points forts

  • Des cinématiques absolument sublimes
  • L'ambiance 100% respectueuse de l’œuvre d'origine
  • Des mini-jeux rigolos
  • Du fan service dans tous les coins...

Points faibles

  • … qui laissera de marbre le non connaisseur
  • On en voudrait encore plus !
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Mega CD 10.0 1

Commentaires

Merci pour le test 👍 je connaissais pas le titre sur megadrive en revanche l'annimé me rappelle pleins de souvenirs de la belle époque ! 💭
myau, 12 juil 2022 - 8:20
Lire un test Mega CD d'un jeu principalement destiné aux japonais est toujours un plaisir. Le jeu a l'air plus varié que Yumimimix. Je me souviens des pages entières consacrées à ce jeu dans les Mega Drive FAN du printemps 1994. Le jeu avait l'air tellement beau mais je n'avais pas la machine pour y jouer et on ne le trouvait pas en import en France à ce moment-là. Un petit portage sur la MD Mini 2 ne serait pas de refus et après Magical Talulûto Kun et Nadia, je ne pense pas que l'acquisition des droits poserait réellement problème à Sega. La prochaine diffusion de la nouvelle série animée d'Urusei Yatsura les poussera peut-être à les acquérir. Sinon, as-tu déjà joué à la verson CD-ROM de la PC Engine ?
J’espère que tu auras raison pour la Mega Drive 2 Mini, il est vrai qu'avec la nouvelle série ça pourrait grandement aider !

Malheureusement non, je ne connais la version PC-Engine que de nom... je n'ai pas le lecteur CD-rom, je pourrais surement tester avec l’émulation remarque.
Tu y a déjà joué ?
myau, 13 juil 2022 - 7:03
Non je n'ai jamais joué à la version PC Engine. D'ailleurs, à l'époque, je ne jouais à cette console que chez des copains. Je n'y ai pas non plus joué des masses, contrairement à la Mega Drive. C'est peut-être aussi pour ça que j'ai acheté la PC Engine Mini blanche, surtout pour faire Tengai Makyô II, Snatcher et Ys I&II. Mais our l'instant, j'ai surtout joué à Parasol Stars et à Blazing Lazers. ça serait bien que tu lance un vrai sujet sur la MD Mini 2 car elle est avant tout destinée aux fans japonais. je me demande même si elle va sortir en Europe quand je vois les critiques acerbes de certains. Je préfèrerai qu'elle ne reste disponible qu'au Japon. La sélection de jeux serait vraiment différente si elle sort en Europe car il va y avoir beaucoup de RPG et de jeux tirés d'Anime.
MAJ : finalement, la Sega Genesis Mini 2 a été annoncée avec une sélection de jeux adaptée au marché américain.
SLAINE, 13 juil 2022 - 11:42
encore une belle découverte. Et j'adore ce type de bonus, des jeux dans des jeux. C'est top.
Merci pour le test
Je trouve le jeu vraiment très beau, on voir clairement la différence que les illustrations sont pensées pour le support plutôt que bêtement converties. Merci pour ce test !

Infos sur le jeu