Test : Initial D : Extreme Stage (Playstation 3)

Le manga Initial D connait un grand succès au Japon depuis déjà plusieurs années. Suite à différentes versions arcade, Sega a décidé d'adapter son titre sur Playstation 3. Cette exclusivité (qui n'est d'ailleurs disponible qu'en Asie/Japon) est l'adaptation de la version 4 de l'arcade, à savoir la dernière en date. Basé sur un concept de courses en duel sur des parcours en montagne, Initial D sur Playstation 3 a-t-il ce qu'il faut pour combler les joueurs avides de sensations fortes ?

Initial D

Il s'agit d'un anime qui nous raconte la vie du jeune Takumi. Ce lycéen vit avec son père Bunta qui tient un magasin de tofus. Depuis maintenant cinq ans, Takumi s'occupe de faire les livraisons de tofus de l'autre côté du mont Akina à environ quatre heures du matin. Seulement la route est très sinueuse et à force, pour passer le temps, Takumi a commencé à se demander ce qu'il pourrait faire pour briser la monotonie de ses trajets. C'est ainsi qu'il en viendra à conduire en ne faisant que des dérapages, avec un verre d'eau bien calé à côté du levier de vitesse, le but étant bien sûr de ne pas en faire tomber pour être sûr de ne pas maltraiter les tofus dans le coffre. Au cours d'une livraison, il doublera d'une façon humiliante une voiture jaune qui s'avère en fait être le véhicule de Kaisuke Takahashi, un jeune homme appartenant à un gang faisant des courses de nuit. C'est ainsi que Takumi, au volant de sa Toyota Trueno 86 devient un mythe de la conduite en montagne.

Initial D : Extreme Stage nous propose de créer de toute pièce notre personnage afin de le faire affronter tous les personnages connus de la série. On a donc le loisir de créer notre avatar, qui n'est en fait qu'un simple visage typé manga personnalisable. Au départ peu d'options sont disponibles puisqu'on en débloque au cours du jeu, et il sera possible de modifier notre apparence plus tard. On peut donc choisir la forme du visage, la couleur de la peau, les yeux etc... Suite à cela on doit choisir une des voitures, qui sont toutes des modèles japonais. Toyota, Mitsubishi, Honda, Subaru etc... Tous les véhicules de l'anime répondent présents, avec en bonus quelques véhicules supplémentaires.

All Around The World...

Une fois notre avatar fraichement créé, on peut prendre part aux courses de l'anime dans le mode Story ou bien choisir le mode Time Attack, indispensable pour bien apprendre les différents tracés. La version testée étant la version Asie, le jeu bien qu'entièrement en japonais vient avec un manuel intégralement en anglais, ce qui est franchement très pratique. En revanche elle est amputée du mode online, ce qui est dommage. Le niveau des joueurs japonais est par ailleurs très élevé, pour ne pas dire hallucinant. Enfin on notera la possibilité de sauvegarder ses replays et de charger ses fantômes en Time Attack.

Le mode Story reprend donc les courses de l'anime, avec les tracés bien connus. On compte donc sept tracés différents, le premier étant un circuit assez simple pour apprendre à jouer et les autres étant les étapes de montagnes de l'anime. Chaque tracé a été reproduit avec un soin impressionnant. Que ça soit les gouttières, les falaises, les gouttières profondes etc... Tous les éléments clefs des courses de l'anime sont présents et exploitables, ce qui est un plus indéniable pour le fan.

Chaque course est donc mise en scène avec des personnages modélisés en 3D qui nous provoquent en duel avant la course. Les doublages sont ceux de l'anime et tout ce qui concerne l'enrobage du titre a été fait avec soin. Avant chaque course on peut passer dans son garage afin de customiser sa voiture. Que ça soit en interne (moteur, freins, suspensions etc..) ou en extérieur (ailerons, jantes etc...) les options sont nombreuses. Bien évidemment il faudra payer ces modifications avec l'argent gagné lors des courses, ce qui est loin d'être évident... Pour terminer on notera une réelle différence de conduite entre les divers véhicules. Il en existe quatre types (moteur à l'avant et roues avant motrices, moteur à l'avant et roues arrière motrices, moteur à l'arrière et roues arrière motrices et enfin quatre roues motrices).

L'art du drift

Les courses de montagne sont constituées d'un grand nombre de virages sinueux, très souvent d'épingles et il sera indispensable de bien réussir à déraper pour les franchir avec un maximum de vitesse. Pour cela chacun devra s'habituer à son véhicule, et pourra opter soit pour des vitesses automatiques ou manuelles. On peut même régler la sensibilité du joystick dans les options, la croix multidirectionnelle n'étant pas utilisable. Des deux vues proposées (extérieur, et devant la voiture) la seconde est clairement la seule qui permettra de faire de bonnes trajectoires. La vue extérieure ne montre pas assez clairement ce qui arrive. C'est avec tous ces éléments en tête que l'on parcourra les tracés de jour comme de nuit, par un soleil radieux ou une pluie battante.

Le jeu étant basé sur les duels, il n'y aura jamais plus d'un autre véhicule avec nous. L'intelligence artificielle est malheureusement très scriptée, ce qui amène les courses contre un même adversaire à se ressembler énormément. En fait une même course se déroule toujours de la même façon pour l'adversaire. Seul notre niveau de jeu permet donc de faire la différence. C'est en effet rageant de voir que par moments notre adversaire accélère énormément alors qu'il n'y a rien de particulier qui se produit pour favoriser une telle accélération.

Une bille dans un toboggan

J'aborde maintenant le gros point noir du jeu : le système de collisions. Il n'y a tout simplement aucune gestion des collisions, ou alors elle est très sommaire. Cela veut dire que l'on peut se prendre un mur et ne pas perdre de vitesse. Là où c'est un vrai problème c'est que bien souvent en prenant un virage en dérapant sans toucher le moindre mur, on ressortira du virage moins vite que si on était passé en force en se prenant tous les murs. De même les collisions avec l'autre véhicule sont calamiteuses et il m'est arrivé parfois de passer à travers le véhicule adverse en forçant un peu.

Ainsi le joueur honnête cherchera toujours à bien jouer et à s'appliquer, seulement la difficulté devient tellement élevée sur la fin du jeu qu'il sera indispensable de tricher avec les murs pour réussir à battre les adversaires. Sinon il reste une technique de dérapage exploitant un bug du jeu permettant d'attaquer une épingle dans l'intérieur, de déraper dans l'intérieur et sortir dans l'intérieur à pleine vitesse. Bref, c'est impossible dans la réalité.

Bien mais pas top

La réalisation quant à elle est satisfaisante. Les véhicules sont fidèles aux originaux mais le rendu est loin d'être transcendant. Les tracés eux sont très jolis mais désespérément statiques. Il n'y a pas la moindre chose en mouvement sur la route. On appréciera le rendu de la route, les reflets des flaques d'eau quand il pleut ou encore les éclairages la nuit.

Enfin je terminerai par la bande-son du titre qui est tout simplement fabuleuse. Composée de morceaux de J-Pop souvent assez rapides, elle s'écoute avec plaisir et ponctue merveilleusement bien les courses. C'est d'ailleurs une source de satisfaction immense que de réussir un dérapage parfait lors d'un refrain que l'on adore. Bref les sensations sont là, dommage que sur la fin du jeu les véhicules deviennent tellement puissants que l'on a du mal à bien les conduire.

Initial D : Extreme Stage est un jeu qui pourra ravir les fans, mais qui aura beaucoup de mal à impressionner les non-initiés. Sa réalisation est satisfaisante, de même que le contenu qui est fidèle à l'anime. Le jeu est donc globalement réussi, avec tout de même un gros point noir concernant les collisions, qui entachent réellement le plaisir de jeu. La version Asie propose un manuel en anglais mais n'a pas le mode online.

Verdict

7

Points forts

  • De bonnes sensations
  • Fidèle à l'anime
  • Très complet
  • Bande-son

Points faibles

  • Collisions inexistantes
  • Pas de online (Asie)
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Playstation 3 7.5 2

Commentaires

yohko kurama, 26 juil 2008 - 3:13
Merci pour le test hihi. Je suis vraiment déçu pour les collisions qui doivent vraiment nuirent au titre.
ça me tente bien mais peut on "s'en sortir" avec des menus japonais. Sur la version asie il y a un manuel en anglais ok (mais est ce suffisant,), mais qu'en est il de la version japonaise?
Tres bon test... par ailleurs, je prepare pas mal de choses concernant Initial D et en exclusivite sur OS... je ne dis plus rien ^^
BULLITT : tu peux t'en sortir avec le manuel, c'est très facile. Sans le manuel c'est moins évident, mais en cherchant bien tu devrais pouvoir trouver des scans sur internet...
J'ai mis un lien pour télécharger le manuel du jeu en anglais sur le topic "INITIAL D : LES JEUX"

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