Test : Dragon Ball Z (Saturn)

Une histoire de boules...

Je ne vous ferai pas l'offense de raconter ici l'histoire de Dragon-Ball, celle de Sangoku et de ses amis, qui ne connaît pas l'univers crée par Monsieur Akira Toriyama?
Le déroulement du jeu reprend les grandes lignes du manga de l'attaque de la Terre par les Saiyens, jusqu'à la défaite de Buu soit la quasi totalité des épisodes mentionnés du fameux "Z" dans la série animée.
Vous rencontrerez donc une multitude d'adversaires, Saiyens, Cyborgs, ou guerriers de Freezer tout au long de ce deuxième DBZ sur Saturn, le seul a être arrivé chez nous en Europe.

Goku VS Vegeta VS Freezer VS Cell VS Buu, etc...

Avant de débuter le jeu, passons rapidement par le menu qui comprend d'abord un classique mode histoire retraçant les grandes lignes de la saga, puis le VS Battle proposant la possibilité d'affronter la console ou un ami, ou encore d'assister à des combats gérés par l'IA de la Saturn, enfin un dernier mode de jeu apparaîtra une fois celui-ci terminé, le SP Battle qui consiste en une succession de combats où l'on ne choisi ni son personnage ni ses adversaires. Intéressons nous au plus passionnant d'entre ces choix, le mode Histoire, pour débuter vous aurez le choix entre plusieurs personnages (peu nombreux au départ), mais contrairement aux classiques jeux de combat DBZ, vous pourrez en sélectionner de un à trois, n'en contrôlant par contre qu'un seul à la fois tandis que la console s'occupera de gérer les autres en plus de vos adversaires, ces derniers pouvant également être au nombre maximum de trois. Il est possible à tout moment de passer de l'un à l'autre de vos combattants s'il se trouve en difficulté.
Toujours concernant les protagonistes, sorti à une époque où les jeux de combat utilisant l'univers de Sangoku n'en comprenait que rarement plus d'une vingtaine, Legends atteint allègrement les 35 combattants jouables et déblocables en parcourant le mode solo. Le soft ne se contente d'ailleurs pas d'être un énième titre de baston abusant de la licence Dragon-Ball Z mais va plus loin via son système de jeu original.
Chaque personnage sélectionné dispose de deux jauges, l'une pour la vie, l'autre pour l'énergie, respectivement verte et jaune et se trouvant en haut à gauche de l'écran, il en va de même pour les adversaires leurs indications se trouvant du côté opposé. Une dernière jauge appelée PowerBalance, se trouve en bas de l'écran, c'est elle qui détermine l'issue de la bataille, en effet au début de chaque affrontement elle est équitablement partagée de deux couleurs, bleu et rouge symbolisant chaque camp, le but étant de la faire entièrement basculer du votre ce qui engendrera une attaque spéciale de type Kamehameha, attaque variant d'ailleurs selon le personnage sélectionné, l'adversaire perdra alors de la vie, en revanche si la tournure du combat est en votre défaveur c'est lui qui déclenchera son attaque spéciale.

Sachez également que l'aventure solo respecte scrupuleusement le manga, par exemple si Freezer tue Krilin, Sangoku se transformera en Super-Saiyen sous l'effet de la colère, etc...

La réalisation du titre quant à elle est remarquable pour l'époque, l'animation est rapide et fluide, les graphismes mélangeant sprites 2D dans des décors en 3D certes pauvres mais vastes et destructibles, sont plutôt convaincants et fidèles à l'univers d'Akira Toriyama, enfin les attaques spéciales sont pour certaines très impressionnantes occupant souvent tout l'écran, s'accordant bien avec l'esprit grand spectacle du dessin animé.
Concernant la partie sonore du jeu, les bruitages et voix sont ceux du DA dans sa version japonaise ce qui est un plus non négligeable pour l'immersion, les musiques originales quant à elles sont plutôt dans le ton de la série, une réelle réussite.

Kamehameha:

Parlons du gameplay, jeu de baston Dragon-Ball oblige, ici sont disponibles les classiques mouvements de base, le corps à corps, les boules de "feu" et bien entendu la possibilité de s'élever dans les airs.
Les fameuses boules de "feu" se dirigent automatiquement vers l'ennemi, le défaut étant qu'elles visent sa position initiale, si ce dernier bouge elles passeront à côté.
La maniabilité est toutefois déconcertante au départ mais une fois maîtrisée elle devient réellement jouissive:
Pour s'approcher de son adversaire il convient d'appuyer vers le haut du pavé directionnel et vers le bas pour s'en éloigner, ensuite sortir les différents coups de corps à corps est on ne peut plus simple, il suffit de s'acharner sur le bouton correspondant ce qui aura pour effet de déclencher des enchaînements. Il est possible de les varier en changeant de direction à tout moment l'adversaire se retrouvera alors projeté en déclenchant des combos aériens dignes du DA appelés Hi-Connect. Plus ces derniers sont nombreux plus la PowerBalance penche en votre faveur. L'adversaire est toutefois en mesure de vous contrer s'il anticipe à temps, il se téléporte alors derrière vous et peut à son tour déclencher ses enchaînements.

Toutefois, la maîtrise de l'énergie est primordiale, en effet, pour parvenir à remporter un combat il faut constamment surveiller sa jauge de puissance, car tout consomme de l'énergie, des boules de feu aux enchaînements, mais surtout les déplacements avec aura, qui s'ils permettent d'être plus rapides et de se mouvoir en profondeur et non plus sur un plan horizontal puisent énormément dans votre jauge, pensez donc à vous arrêter lorsqu'il le faut, afin de concentrer de l'énergie et la remplir car une fois vidée vous vous trouvez épuisé sans défense pendant quelques temps, ce qui permettra à votre ennemi de vous attaquer librement.

Mais un vrai jeu de combat prend sa véritable ampleur lors des parties à deux... Sauf celui-ci. En effet d'une part la maniabilité spécifique du soft handicape les combats, d'autre part le jeu respecte les puissances réelles des personnages, difficile pour Krilin de battre Freezer par exemple, de plus gérer trois avatars à la fois est franchement chiant à deux, dommage...

Final Flash:

Pour tout fan de la saga ce jeu est tout simplement une pépite, une fois la maniabilité apprivoisée il est extrêmement fun et plaisant, son ambiance très proche de la série doublé d'une bonne réalisation en font sans doute la référence absolue des jeux sous licence DBZ de l'ère 32-bits, par contre à deux il est plutôt mauvais du fait justement de cette spécificité dans sa jouabilité. Enfin et pour rester objectif les extrémistes des jeux de combat 2D ou non n'y trouveront sans doute pas leur compte s'ils ne sont pas accrocs de l'univers du manga.

Verdict

9

Points forts

  • La réalisation
  • Le nombre de personnages
  • L'ambiance de la série
  • Les voix japonaises
  • La maniabilité originale

Points faibles

  • Qui peut ne pas plaire
  • Le jeu à deux
  • Sans doute mauvais pour ceux qui n'aiment pas DBZ
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Saturn 6.6 8

Commentaires

Merci pour ce très bon test... Personnellement je n'ai que très peu essayé cet opus, j'avais Shin Butoden (uniquement dispo au japon) que j'adorais, du coup je n'ai pas essayé les autres.... Faudra quand même que je me le procure.
yohko kurama, 25 juil 2008 - 9:26
Un très bon test pour un bon jeu qui commence à prendre une belle cote ;-)
bko, 27 juil 2008 - 1:32
Je l'ai acqui recemment pour une somme dérisoire, mais je me souviens que je preferais le shin butoden a l'époque. A re tester.