
L'année 2013 marquait la première apparition des nouvelles consoles en Europe, ce qui avait provoqué une affluence record et un fort enthousiasme du public de la Gamescom. Un an plus tard, la convention affichait complet bien avant son ouverture ; est-ce dans l'espoir de pouvoir enfin jouer à des jeux New Gen, au lieu de regarder des trailers ?
Il fallait en tous cas s'armer de patience pour essayer les jeux les plus attendus, tandis que d'autres attendaient désespérément qu'un volontaire daigne s'intéresser à eux. Impossible en tous cas de tout essayer en une journée, et je me demande même si c'étaitp possible en 5 jours.
Sur le podium des plus longs temps d'attente, on retrouve UbiSoft, Nintendo et Sony, mais pas pour les mêmes raisons. Ubi, qui proposait entre autres Assassin's Creed Unity, The Crew et The Division, a fait face à divers problèmes d'organisations : stand ACU absolument pas prêt à 9h00, problèmes de son sur The Crew... Résultat, même en arrivant à 9h00 pile, il ne fallait pas compter jouer avant 10h00. Néanmoins, l'éditeur français avait mis de nombreux postes de jeu à disposition afin de limiter la casse. Et comme d'habitude, les stands était très impressionnants.
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pour une démo multijoueurs. |
sur la scène de Just Dance. |
Grosse affluence chez Nintendo également, qui présentait de nombreux jeux très attendus, comme les nouveaux Smash Bros, Hyrule Warriors et, dans une moindre mesure, Bayonetta 2, et pourtant, chacun ne disposait que de 4 bornes jouables. Oui, vous avez bien lu, 4 bornes. A raison de 15 minutes par partie, avec seulement 4 personnes devant vous il fallait vous préparer à attendre une heure avant de pouvoir jouer. Pourtant, ce n'était pas la place qui manquait, l'espace 18+ réservé à Bayonetta 2 ayant pu accueillir facilement le double de bornes. A croire qu'ils ne veulent vraiment pas les vendre, leurs WiiU. Niveau déco pas de surprise, on recycle la même depuis des années. Ça doit être galère pour négocier un nouveau cartable à la rentrée, dans les familles Nintendo.
il fallait attendre trois heures pour jouer. |
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Sony, enfin, avait beau occuper le plus large espace du salon, à égalité avec Blizzard et peut-être Electronic Arts, il fallait néanmoins croquer quelques antidépresseurs avant de tenter de jouer aux jeux 18+. D'abord parce qu'il fallait attendre des heures avant d'y pénétrer, le tout à côté de l'écran géant et de l'espace Singstar, ensuite parce qu'une fois rentré, il fallait encore attendre pour jouer -brièvement- à chaque jeu. Le staff distribuait à intervalles régulier des goodies pour apaiser des visiteurs pourtant placides et surtout prévoyants, équipés de sièges pliables, de leur 3DS ou de jeux de carte.
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En fait, pour ne pas trop attendre, il valait mieux aller chez Microsoft, EA ou encore Deepsilver, qui avaient mis en place des dispositifs importants, pour un ratio attente/temps de jeu relativement satisfaisant. C'est d'ailleurs chez Deepsilver qu'il fallait se tourner pour essayer Alien : Isolation, qui était plutôt bien mis en valeur. On pouvait également se tourner vers les jeux tout publics, délaissés un peu partout, tout comme les jeux à budget plus modestes.
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Ensuite, selon vos envies, vous pouviez faire un tour dans le Hall 8, réservé au PC, avec sa grosse ambiance et ses néons, ou dans le Hall 10, avec son ambiance feutrée et ses stands de modélisme et de rétrogaming, qui occupe toujours une place importante à la Gamescom. Je ne m'explique cependant pas comment quelqu'un a pu infliger aux visiteurs Double Dragon 3 sur Megadrive. Ceci dit, je ne m'explique pas non plus le succès des simulateurs de tracteur et les birkenstocks. Ah, les différences culturelles...
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j'en viens, et elles ne sont pas comme ça les fermières ! |
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S'il fallait relever deux tendances sur cette Gamescom 2014, ce serait sans discussion la mise en avant des jeux indépendants, aussi bien chez Sony que chez Microsoft (un peu mieux intégrés chez Sony), et l'importance du multi. Que ce soit en local ou en réseau, la coop' était présente en force. De l'autre côté du spectre, il m'a semblé que COD et autres Battlefied n'attiraient pas autant de monde que les années précédentes, et ce malgré leur changement -relatif- de formule. Peut-on y voir un signe d'affaiblissement du FPS militaire ? Personnellement, je l'espère un peu, mais ce sont les chiffres de vente qui trancheront.
Après une édition 2013 consacrée aux nouvelles consoles, cette Gamescom 2014, si elle restait un véritable enfer pour le visiteur lambda, était néanmoins intéressantes par les tendances qui s'en sont détachées. La percée de jeux à budget modestes au milieu des blockbusters, et le changement de public qui l'accompagne, est définitivement à suivre. Surtout pour nous, Segafans, dont l'éditeur préféré ne joue plus dans la cour des grands en termes de budget depuis longtemps.
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