Test : Yakuza 4 Remastered (Playstation 4)

Depuis 2005, Kamurocho est un lieu aux milles histoires. Certes, c'est la partie hot de Tokyo, mais depuis le retour du Dragon de Dojima, une série d'évènements rendent ce quartier de Shinjuku, prisé par la pègre japonaise.
ans après, une mystérieuse femme déclenche une nouvelle histoire qui va lier le destin de quatre inconnus dont Kiryu Kazuma...

Yakuza 4

En effet, par rapport aux précédents épisodes, ce quatrième Yakuza permet de faire connaissance avec trois nouveaux protagonistes notamment avec Shun Akiyama, Masayoshi Tanimura ainsi que Taiga Saejima.

Faisons une petite présentation de nos quatre héros;

* Shun Akiyama est un personnage de caractère "je m'en foutiste" mais ô combien charmant. Personnellement, mon cœur balance entre Kiryu et Shun tant ils possèdent une putain de personnalité. Ancien sans abri, Akiyama-san est aujourd'hui un créancier ayant sa propre petite entreprise - Sky Finance. Malgré son boulot, il éprouve aucun intérêt envers l'argent...

* Masayoshi Tanimura est le detective aux méthodes peu convenables ayant un certain goût pour les jeux de table. C'est l'acteur japonais Hiroshige Narimiya qui interprétait le personnage sur PS3. Cependant, il a depuis eu quelques petits problèmes liés à l'usage de stupéfiants, et a pris sa retraite en 2016. Il est ici remplacé par Toshiki Masuda.

* Taiga Saejima est un condamné à mort. Accusé d'avoir tué 18 membres de la famille Ueno Seiwa, il termine ses derniers jours dans le Pénitentiaire N°2 d'Okinawa... C'est l'acteur Rikiya Koyama qui donne son visage et sa voix pour le personnage Saejima!

Et finalement, notre yakuza préféré :

* Kiryu Kazuma est le protagoniste principal de la série. Alors qu'il passait ses journées chaudes au bord d'une belle plage à Okinawa, il sera encore une fois, confronté aux histoires de son passé...

La femme mystérieuse citée plus haut alias, Lily (là aussi, la très belle actrice Maju Ozawa prête sa voix ainsi que son visage au personnage) sera la clef de cette histoire complexe (avec une dizaine de rebondissements) et qui liera nos quatre héros.

Four Faces

On commence le jeu avec Shun Akiyama, et dès les premiers instants, on remarque tout de suite que par rapport au volet précédent, les développeurs de chez SEGA ont vraiment très peu touché à l'environnement pour ce quatrième épisode. Pire, au fur et à mesure que l'on avance dans l'aventure, on remarquera qu'on n'aura plus de nouvelles zones à découvrir... et encore moins les anciennes (Osaka et Okinawa) à revisiter.

L'intrigue sera donc, concentrée uniquement sur le quartier chaud de Kamurocho. Oui, on pourra aussi visiter les docks mais ça reste anecdotique.

Quoi de neuf alors pour ce Yakuza 4 ?

Les bars à hôtesses font leur retour, et si le concept n'a point changé avec le système de cœurs à gagner, on pourra maintenant inviter les hôtesses afin de faire une petite soirée Karaoké, aller au restaurant, etc.

Ensuite, les Club SEGA sont bel est bien présents avec la possibilité de jouer à Boxelios 2 (un titre arcade créé uniquement pour le jeu Yakuza 3 & 4). En revanche, impossible de jouer à Answer X Answer (par rapport à la version japonaise), de toute manière, c'est un quizz game qui cartonne dans les salles arcade japonaises et qui n'a aucun intérêt pour nous autres occidentaux.

N'oublions pas non plus les side-quests qui sont toujours très chouettes à faire d'autant plus qu'elles sont, parfois, complètement barrées. Cela permet d'alléger un peu l'ambiance car après tout, l'histoire principale avec des mafieux japonais est plutôt sombre avec des scènes d'une certaine violence.

Il n'est pas rare de traîner dans les rues enfumées de Kamurocho juste pour faire les mini-quêtes et il n'est pas rare aussi de se rendre compte qu'au final, on a passé plus de 3 heures de jeu. Cela prouve qu'elles sont intéressantes du moins, on veut savoir comment cela va se terminer surtout que c'est un gain de points d'expérience non négligeable.

De plus, outre le temps passé sur les side-quests, le soft du créateur de SpikeOut permet aussi de découvrir virtuellement les UFO Catcher 8... si "pour de vrai", ces machines sont une drogue (et un gouffre pour les pièces), dans Yakuza 4 aussi. (Personnellement, j'ai eu trop envie d'avoir la collection Super Monkey Ball).

Virtuellement, on peut jouer aux jeux typiquement japonais, découvrir les Pachislots mais encore, déguster la gastronomie nippone (Matsuya <3) ou occidentale...

Non, ce n'est pas fini! Loin de là! Toutefois, je vais vous laisser quelques surprises à découvrir par vous-même. Il y a tellement à dire, tellement à faire et de ce côté là, le titre du roi de l'arcade ne déçoit pas.

Un des points forts de la série, ce sont les phases de combat et dans cet opus, pas moins de 4 styles de combats sont proposés (avec leur finish moves respectifs) selon le personnage utilisé bien évidemment !

Par exemple, Shun Akiyama possède une panoplie de coups utilisant uniquement ses jambes alors que Tanimura c'est surtout à base de contres. Quand à Saejima, non seulement il est le seul à pourvoir soulever les objets lourds (scooters par exemple) mais aussi, il est surtout spécialiste des coups chargés, à la SpikeOut en somme. Notre Dragon, lui, il possède exactement la même technique de combat que dans les épisodes précédents.

Bien sûr, il faudra monter en niveau afin de pouvoir débloquer de nouvelles techniques pour chaque personnage non seulement après chaque fight mais aussi, en accomplissant les mini-quêtes, etc.

De plus, à l'instar de Yakuza 3, on peut aussi découvrir de nouvelles attaques finish avec les Révélations.Cela dit, si vous préférez utiliser les armes plutôt que les mains nues, n'hésitez pas à en créer quelques unes ;).

Vous l'aurez compris, chaque personnage, lors des phases de combat, possède une maniabilité différente, ce qui permet de renouveler un peu l'intérêt du jeu car il faut bien avouer, après trois épisodes, la série commence à stagner.

Pour être franc, Yakuza 4 innove très peu par rapport aux épisodes précédents et on a un petit feeling de déjà vu. Ce n'est pas l'ajout de "mission extra" pour chaque personnage qui va changer ce sentiment. Certes, c'est un plus sympa comme par exemple diriger un bar à hôtesses tout en ayant la possibilité de jouer les stylistes avec les filles mais ça reste léger au final.

Après Shinjuku Station, Kamurocho est juste à deux pas...

Les nuits illuminées de Kamurocho ne sont plus le dépaysement qu'on a pu avoir auparavant et pour cause, après trois volets, on commence à connaître par cœur les couleurs de chaque rue d'autant plus que graphiquement, Yakuza 4 reste sensiblement équivalent au précédent opus. Ok, maintenant on peut aussi découvrir les égouts de Shinjuku et les toits-terrasses des bâtiments du quartier. Rien de vraiment attrayant visuellement.

En contrepartie, les personnages principaux sont joliment modélisés et même très réalistes surtout lors des cinématiques. Ces dernières, réalisés par Marza Animation, sont souvent superbes et dignes d'une œuvre cinématographique avec des mises en scène cultes (c'est souvent le cas avec les jeux Yakuza cela dit).
À signaler une petite amélioration quant à l'animation des quatre héros... beaucoup moins rigide.

Le moteur 3D de Ryû Ga Gotoku Kenzan! commence à accuser son age toutefois, un boulot conséquent a été réalisé par les développeurs, dans le moindre petit détail et avouons-le, un Shenmue III avec ce moteur serait carrément énorme. Alors oui, ça fait un peu vieillot, mais ça reste toujours plaisant à l'œil.

Ce remaster permet surtout de passer en 1080p/60FPS en toutes circonstances, ce qui est vraiment agréable. En revanche, n'attendez pas d'amélioration de l'interface, le jeu est strictement identique à l'original.

L'intro de la version japonaise de Yakuza 4 (Ryû Ga Gotoku 4: Densetsu wo Tsugu Mono), possède la chanson " Butterfly City " de Zeebra Feat. Ryo the Skywalker, Mummy-D & Double... petite anecdote au passage, car à la sortie du soft, le clip de " Butterfly City " était diffusé sur les grands écrans de la capitale nippone notamment à Shibuya et... Shinjuku ;).

Dans la version occidentale, c'est la mélodie " For Faith " qui accompagne l'introduction. Autant dire tout de suite, For Faith est certainement la plus belle musique de la licence Yakuza... elle possède ce côté, mystérieux des rues de Kamurocho, la puissance et la forte personnalité de chaque personnage, les séquences de fight dantesques bref, tout ce qu'on aime de la licence de Toshihiro Nagoshi.

Sinon, dans cet épisode les mélodies sont plus jazzy (Ex: " Sadness ", " Fang Marked Viper ") dans l'ensemble bien que lors des phases de baston, on entend quelques riffs super sympa (Ex: "Skirmish 'Another' "). La bande sonore est vraiment superbe et probablement la meilleure de la franchise. En ce qui me concerne, impossible d'être indifférent avec des thèmes comme par exemple " Smile Venomously ", " Solitude " entre autre. Comme j'ai cité plus haut, plusieurs acteurs japonais ont prêté leurs voix aux personnages du jeu et SEGA West a eu la judicieuse initiative de conserver les voix originales dans cette version occidentale (mais uniquement avec des sous-titres en anglais et sans le côté wesh à l'instar de Yakuza 2).

For Faith

Alors quel est le sentiment pour ce volet ? Disons qu'avec cet épisode, l'équipe de Toshihiro Nagoshi a réussi à réaliser un titre extrêmement complet, avec plusieurs mini-quêtes diverses, une histoire passionnante et une série de petites choses à faire qui nous tiennent des heures de jeu agréables. Ceci étant dit, on peut aussi constater que la franchise de SEGA commence doucement mais sûrement à tourner en rond et-ce malgré tout les nouveaux ajouts que le soft de l'éditeur japonais possède. On peut affirmer que c'est clairement son plus gros point faible.

Les passionnés de la série, eux, seront ravis de pouvoir se balader dans les sombres ruelles de Kamurocho, d'écouter les musiques fantastiques, de regarder les séquences dantesques avec les personnages charismatiques, frissonner avec la partie finale du jeu et même continuer à jouer avec le New Game+ et puis les autres, indifférents à la série, passeront leur chemin, loin du quartier sexy de Shinjuku étant donné qu'ils ne découvriront aucune nouveauté consistante pour leur investissement!

Verdict

8

Points forts

  • La bande sonore est surpuissante
  • L'histoire
  • Les quatre personnages
  • Copieux en "choses à faire"
  • Remaster propre

Points faibles

  • La série commence à tourner en rond
  • Histoire pas très longue
  • Peu d'innovation
  • Pas d'amélioration de l'interface
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