Test : Sonic the Hedgehog 2 (Mega Drive)

Sonic The Hedgehog 2 n'a pas été développé par la Sonic-Team, mais par Sega America et Sega Technical Institute (STI), (à qui l'on devra plus tard le projet Sonic X-Trem), mais toujours avec Yuji Naka. Le jeu sortira en 1992, il introduira Miles " Tails " Prower, devenu depuis le plus fidèle compagnon de notre hérisson préféré.

Beau comme une émeraude du Chaos

Après l'énorme succès de Sonic The Hedgehog, Sega et STI se devaient de sortir une suite à son jeu, mais une suite à la hauteur des espérances et des attentes de beaucoup de joueurs. L'histoire est plus ou moins la même que dans le premier opus, en gros, Sonic doit contrecarrer les vilains plans du Docteur Robotnick, et délivrer les petits animaux enfermés dans les robots du méchant à tête d'œuf, les Badniks. Les (grosses) nouveautés de ce deuxième épisode 16-bits sont nombreuses, mais au premier abord, c'est surtout l'aspect technique qui impressionne : les graphismes sont plus jolis, et les couleurs plus chaleureuses que dans le premier Sonic, l'animation est toujours aussi fantastique, mais la vitesse du jeu a été nettement augmentée, elle devient phénoménale, cet opus étant sans doute le plus rapide de la série sur Mega drive, et ça décoiffe... Au niveau du son, les musiques sont toujours aussi réussies et bien dans l'esprit du volet précédent, les bruitages et autres effets sonores sont les mêmes.

Quoi de neuf sur Mobius ?

D'abord, l'apparition d'un nouveau mouvement, qui marquera la série : le Spin-Dash, qui permet à notre hérisson néo-punk de se mettre en boule sur place, et de tourner sur lui-même afin d'atteindre sa vitesse maximale pour se propulser. Ensuite, un nouveau personnage apparaît, Tails, le renard à deux queues (je sais, c'est un veinard), qui permet d'introduire pour la première fois dans la série le jeu à deux joueurs, en écran splitté, très sympa, même s'il entraîne un écrasement de l'écran, et une très nette baisse de qualité de l'animation. Autre nouveauté, l'apparition d'une septième émeraude du Chaos, une de plus par rapport au premier opus, mais le changement ne s'arrête pas là, car la manière de les gagner a aussi changé : Plus besoin de finir le niveau pour sauter dans un anneau géant, ici, il faut atteindre un " poteau " avec suffisamment d'anneaux, afin d'être projeté dans des stages bonus en 3D à l'effet saisissant pour une Mega Drive, ou nos héros sont représentés de dos, (pour la première fois d'ailleurs). Mais cerise sur le gâteau, une fois les sept émeraudes en sa possession, notre héro aura la possibilité de se transformer en SuperSonic, version boostée à l'EPO (Eau, Pastis et Olives pour les ignares) de notre hérisson : les piques dressées de couleur dorée, doté d'une vitesse fantastique, de la faculté de planer, et même d'une quasi invulnérabilité, en tout cas, tant qu'il lui reste au moins un anneau, sinon, paf retour au bleu de travail...

Un gameplay et un plaisir de jeu intense

Le fun du volet précédent a été conservé dans son ensemble, parcourir les niveaux à vitesse vertigineuse, franchir les vrilles, ponts et autres loopings est vraiment grisant, de plus l'ajout du Spin-Dash, est un plus non négligeable, il permet entre autres de franchir de nombreux obstacles sans avoir besoin de revenir en arrière pour prendre son élan. Le gameplay est toujours aussi simple, reposant sur seulement sur la croix directionnelle, et un des boutons du paddle, on ne peut pas faire plus simple. Les anneaux restent au centre du jeu, puisqu'ils permettent d'accéder aux stages bonus, de gagner des vies, ou de ne pas la perdre... Il est en outre possible de jouer soit avec Sonic, soit avec Tails, ce dernier ayant la faculté de voler, grâce à ses deux queues. Une aventure épique (de hérisson)...
Le jeu est composé de 11 zones, découpées généralement en 2 stages (parfois plus, parfois moins), Sonic, accompagné de son nouvel (et collant) ami devra les traverser afin de sauver les animaux enfermés dans les robots parsemant les niveaux, ainsi que dans les capsules géantes à la fin des zones, après avoir éliminé le boss de fin. Les levels sont parsemés de bumpers et autres loopings, ainsi que des vrilles, des trampolines etc., le tout soumis à la folle vitesse du jeu, certains niveaux sont d'ailleurs si amusants qu'ils furent repris dans d'autres jeux de la série, à l'image de Casino Night Zone. Le jeu est plus long et plus difficile que le premier, sans jamais toutefois proposer de challenge insurmontable, au contraire, c'est un véritable bonheur que de botter le cul du docteur maboul et de ses acolytes (anonymes). Pour finir, c'est aussi cette aventure qui introduira le premier clone métallique de Sonic, Sylver-Sonic, l'avant dernier boss du jeu.

Conclusion

Voilà 15 ans que je joue à Sonic, comme beaucoup d'entre vous sans doute, ses aventures m'ont apportés beaucoup de bonheur sur 16-bits, un peu moins après, et même si Sonic premier du nom a eu le mérite d'introduire le hérisson dans le monde du jeu-video, sa suite est pour moi la référence de la série sur Mega Drive, de par ses nouveautés et le fun qu'il procure aujourd‘hui encore.
Se replonger dans Sonic 2, c'est revenu à l'époque de mes 14 ans (les boutons d'acné en moins), dans un rêve, un rêve bleu, le tête dans les loopings, et les piques au vent... ne me manque plus que la deuxième queue pour être au top, mais seul Tails pourrait nous dire si c'est vraiment utile...

Verdict

10

Points forts

  • Enkhyl a oublier les +

Points faibles

  • Enkhyl a oublier les -
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Mega Drive 9.7 23

Commentaires