Test : Project X Zone (Nintendo 3DS)

Après un premier Namco X Capcom qui est sorti uniquement au Japon tout en étant exclusif sur PlayStation 2, l'éditeur de Ridge Racer met en chantier un nouvel épisode mais cette fois-ci, Namco est allé frapper à la porte de son ancien rival de jeux Arcade... et oui, dans les années '90, il n'y avait pas que Nintendo comme rival, du côté des Game Center, SEGA devait aussi faire face à Namco.
Il faut bien avouer, les deux géants de l'arcade n'ont jamais fricoté ensemble... encore moins sur les consoles de salon (quoique Soul Calibur sur Dreamcast reste un petit chef-d'œuvre).
Du coup, voir arriver l'univers SEGA dans ce deuxième
Crossover made by Namco Bandai est assez surprenant. Cela dit, pourquoi pas ? Après tout, qui aurait cru que notre mascotte préférée serait alliée avec le plombier moustachu pour les Jeux Olympiques ?

Project X Zone



Project X Zone est clairement un jeu de niche et son éditeur le sait parfaitement. Néanmoins, on regrette que la chanson d'intro' ait été remplacée par sa mélodie uniquement. Namco aurait pu très bien faire comme par exemple l'éditeur NIS c'est à dire, laisser la chanson japonaise tout en ayant ajouté des sous titres d'autant plus que les voix des personnages n'ont pas été doublées et par conséquent, elles sont restées en japonais.
On ne va quand même pas faire la fine bouche, c'est très, très rare ce genre de titre en occident, encore plus rare quand cela concerne une multitude de licences utilisées. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir jouer à un des Super Robot Wars notamment le SRW K ?
La trame principale du jeu reste assez basique, des méchants trop méchants décident de mettre la pagaille forcément, quelques héros vidéo ludiques se présentent pour les arrêter. Qui sont ces héros ? Et bien ils viennent de divers univers, de différents éditeurs, de différentes époques... je vous propose de les découvrir ci dessous;

Namco Bandai X Capcom X SEGA



Bien évidemment, en tant que Segamaniaques, certaines licences nous touchent plus que d'autres et force est de constater que celles de Namco Bandai, on est insensibles du fait que Namco a très peu développé sur les machines de SEGA. Du coup, on regrette l'absence des fighters de Soul Calibur ou encore Mr. Driller.
Du côté de Capcom c'est un peu différent puisque l'éditeur de Street Fighter a souvent développé des titres incontournables sur les différentes machines de la maison de Sonic. Enfin SEGA qu'on connaît tous ici parfaitement cela dit, certaines licences sont inconnues au public occidental notamment Sakura Wars et Valkyria Chronicles 3.

Namco Bandai

Chez la maison de Pac-Man, on retrouve Reiji Arisu et Xiaomu (de Namco × Capcom), Jin Kazama et Ling Xiaoyu (de Tekken), Soma et Alisa (de God Eater), KOS-MOS & T-elos (de Xenosaga) ou encore les deux protagonistes principaux de ce soft, Kogorō Tenzai et Mii Kōryūji.

Capcom

Le roi des Super, Dash, Turbo, Ultimate a laissé quelques licences que l'on connaît assez bien avec par exemple Glouls N Ghosts, Night Warriors / Darkstalkers (avec Dimitri, Lei-Lei (aka Hsien-Ko) et la sexy Morrigan), Street Fighter II (avec le terrible duo Ryu et Ken), Resident Evil (avec le mythique duo Chris et Jill) ou encore Cyberbots avec la trop méchante Princess Devilotte de Deathsatan IX :).

SEGA

C'est bien évidemment du côté du géant de l'arcade qu'on va plus s'intéresser. Les licences utilisées sont plutôt diversifiées. On a par exemple deux personnages de la licence Virtua Fighter avec Akira et Pai, le flic de Die Hard Arcade, le trio de Resonance of Fate notamment Zephyr, Leanne et l'excellent Vashyron, la sublissime Ulala de Space Channel 5.
Si en occident on connaît ces licences là, étant donné qu'elles ont été éditées sur le vieux continent, (sauf Shining Force EXA ayant été édité aux US) d'autres beaucoup moins... malheureusement. Certes, les joueurs amateurs de l'import reconnaîtront forcément le Commander Ogami Ichiro et Sakura de la série Sakura Wars, Erica Fontaine de Sakura Wars 3 ainsi que Gemini de Sakura Wars V.
Enfin, on retrouve la franchise Valkyria Chronicles avec le mythique trio des Nameless de Valkyria Chronicles 3... Kurt, Riela ainsi que l'As ;).

Bien entendu, si les héros sont présents, les antagonistes aussi par conséquent, il va falloir arrêter leurs plans maléfiques.
Pour cela, PxZ se divise en trois phases. La première est consacrée à l'histoire et donc, au dialogue entre les personnages, la deuxième au combat et la troisième pour les options (sauvegarder, utilisations des items, etc).

Valkyrian Flash



C'est avec la phase de combat qu'on va passer le plus de temps. En effet, le titre de Namco est un T-RPG. Il ne faut surtout pas s'attendre à un clone pur et dur de Shining Force. De " tactical ", Project X Zone en possède que très peu bien que les héros se déplacent sur un échiquier à l'instar du jeu de SEGA. Ok, certains personnages peuvent attaquer de loin et certains possèdent des pouvoirs intéressants ceci dit, ça reste globalement équivalent entre chaque duo car oui, pour battre les ennemis, il faudra une team de deux personnages plus un troisième qui sert en quelque sorte de " Striker " à la KOF '99. Ainsi, par exemple le duo Erica + Gemini, on peut ajouter Ulala en tant que " Striker " ou alors un autre personnage qui sert uniquement de " support " de combat.
Une fois la séquence de combat engagée avec un ennemi (lui aussi, issu des licences utilisées), il faudra appuyer la touche A, bas + A, gauche + A, etc, ça permet de diversifier les coups et puis R permettant d'appeler le " Striker " et enfin la touche L appeler une team qui est située aux alentours. Cela peut sembler en quelque sorte à du " bouton mashing " pourtant, certaines attaques sont plus efficaces que d'autres notamment pour briser la garde des ennemis.
Ajoutons une barre de 150% dont il faut toujours garder un œil dessus. Elle est très importante du fait que certaines actions sont liées. Par exemple, quand elle pleine, elle permet d'exécuter une super attaque, utiliser les skills des personnages ou alors lorsque un ennemi attaque, effectuer une défense (-20%) ou encore une contre attaque (-60% de la barre). Bref, c'est un détail à ne pas négliger si on veut progresser convenablement parce que des fights, il y en aura par paquets de 30.
C'est clairement le point négatif du soft réalisé par Monolith... y a trop de combats, avec toujours les mêmes méchants, avec les mêmes boss pire, la mise en scène est à chaque fois la même. Au bout de 35h de jeu, cela devient très vite gavant du fait que cela devient très vite répétitif.

I'm feeling kinda funcky



Il est clair que pour que tout ce beau monde puisse être dans une seule et unique carte 3DS, il a fallu trouver une solution simple et efficace. Rendre tous les héros (2D et 3D) en sprites ayant la même esthétique. Le résultat est plus que convaincant d'autant plus que les personnages conservent exactement les mêmes animations que leurs jeux originaux. Et puis, il y a plein de références franchement excellentes et je pense notamment à la super attaque de Ogami et Sakura qui m'a fait vraiment plaisir à voir tant les clins d'œil sont bien trouvés. On ne pourra pas oublier bien sûr Ulala avec son attaque accompagnée de Harrier (Space Harrier), Opa Opa (Fantasy Zone), Scooter (Alien Storm) et un peu de choo-choo :).
De ce côté là, c'est à dire graphique, on remarque qu'un effort minutieux a été fait par les développeurs afin de respecter au maximum chaque licence des trois éditeurs. Du reste, les décors sont eux aussi issus des franchises (parfois issus de Tokyo aussi et... Paris, mais je vous laisse découvrir ^^) et on note que la production de Namco s'offre de temps en temps la liberté d'aller visiter d'autres lieux vidéo ludiques comme par exemple les décors du soft de SEGA, Gain Ground... et si en plus on ajoute la mélodie qui va avec, parfois on a l'impression de jouer a un jeu édité par SEGA. Honnêtement, l'ancien rival arcade de la firme de Haneda a vraiment mis en avant les franchises SEGA tout en les respectant au maximum. Du très bon boulot alors que parfois SEGA n'est pas capable de rester aussi fidèle.
Bien que les persos' soient en 2D et les décors de l'échiquier en 3D, tout reste assez convaincant et plutôt agréable à l'œil. Aussi, la bande sonore est assez riche en mélodies et je dois avouer que j'ai eu un petit pincement au cœur quand j'ai entendu la mélodie " Ride the Tiger ", les divers thèmes de la licence Sakura Taisen et de Valkyria Chronicles 3 (notamment l'intro') sans oublier bien évidemment, " Mexican flyer ". Bref, là aussi Monolith Soft a soigné la partie sonore de Project X Zone.

Reach for the stars



Ce n'est pas la première fois qu'un éditeur tiers utilise différentes franchises de SEGA dans un RPG. On avait déjà vu avec le jeu de NIS, Hyperdimension Neptunia bien que dans ce dernier, ça reste discret. Avec Project X Zone, Namco est allé frapper une deuxième fois à la fenêtre de Capcom et à la porte de son ancien ennemi arcade en leurs proposant un crossover des plus sympathiques. En effet, quel est le lien qui réunit nos 3 éditeurs ? Ils ont tous les trois un long passé ultra riche en arcade du coup voir Ryu (Street Fighter), Jin (Tekken) et Akira (Virtua Fighter) dans un seul et unique jeu est presque un rêve qui devient réalité pour n'importe quel amateur de salles Arcade.
Certes, ça reste un T-RPG, avec des dialogues (et des références) super rigolos le tout, dans une carte possédant une réalisation clairement chouette. Puis, ajoutons la fidélité et le soin apporté par Namco sur nos licences et vous pouvez me croire, j'ai cherché la moindre petite erreur... et il n'y en a pas... mêmes les licences japonaises de SEGA ont été respectées au détail près.
Petite note au passage; quand Ulala termine sa phrase japonaise par "Mina san", ils ont traduits en anglais le plus fidèlement possible c'est à dire; "Space Cats". Petit détail qui fait vraiment plaisir...
Toutefois, on regrette carrément la répétitivité des combats, de la mise en scène, l'histoire qui ne se développe pas, c'est long et ça fini par devenir très chiant. Les développeurs ont essayé de varier quelques chapitres en y ajoutant des missions comme par exemple limiter un certain nombre de tours mais au final, après + de 30h de jeu, on en a ras le bol. Dommage d'autant plus que ce genre de titre est très rare dans nos contrées. D'ailleurs, on ne sera pas surpris si " la valeur " du jeu augmentera au fil des années...
On a aimé assurément l'esthétique globale de Project X Zone, un peu moins son gameplay.
Pour plus d'informations sur les licences, n'oubliez pas de visiter le - Crosspédia - ;).

Verdict

6

Points forts

  • Les animations des sprites
  • Riche en contenu SEGA
  • Respect des licences

Points faibles

  • Trop répétitif
  • L'ennuie s'installe...
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Nintendo 3DS 5.0 1

Commentaires

cireza, 03 aoû 2013 - 12:23
C'est triste car dès le départ on savait que ça serait long et chiant comme la mort. Et ça n'a pas raté...
Rage, 03 aoû 2013 - 8:12
Clair pour une fois on savait dès le départ à quoi s'en tenir. Un jeu dont il va falloir que je prenne un exemplaire un de ces jours quand même :oui:
chaz, 04 aoû 2013 - 12:54
Malgré le test il me fait encore envie mais il faudrait que je commence par acheter une 3DS déjà .