Test : Initial D : Arcade Stage (Arcade)

Le premier épisode des Initial D Arcade a fait ses premiers tours de roues en 2002 sur une Naomi 2 avec au volant l’équipe SEGA Rosso qui fusionnera par la suite avec Hitmaker.

Presque 20 ans séparent la sortie de ce jeu et ce test, voyons voir qui de lui ou de nous a le mieux vieilli.

Contrôle technique

Comme (presque) toujours avec les bornes de ce type, l'ensemble est particulièrement classe avec ses stickers et décorations au look de la licence (bon, pour dire la vérité, la version tournait sur une borne aux couleurs du 3 mais c'est dans le même esprit).

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L’écran cathodique est un 29 pouces de 31khz, la boite de vitesse sur la gauche est séquentielle et le volant est... plutôt énorme, en comparaison des volants de la plupart des autres jeux SEGA en tous cas.

Sa taille est plus proche de ceux de voitures classiques et passer de sa Twingo à cette borne se fait limite naturellement. Il est plutôt lourd et tient très bien en main.

Pour la petite histoire, ce volant est un Namco (si la page japonaise Wikipedia dit vrai :p) et est donc celui qu'on aura entre nos mains jusqu'à la version 3 du soft (pour la simple et bonne raison qu'il s'agit de la même machine).

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Et pour finir, la bécane dispose d'un lecteur de carte afin de sauvegarder sa progression. Il s'agit de cartes assez souples et plutôt fragiles, il faut donc prendre garde de bien la conserver.

Cette carte est spécifique au jeu et les informations inscrites dessus évoluent au fil de nos parties (on est environ 8 ans avant l’arrivée de la carte universelle Aime).

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Version initiale
 

Dans ce premier opus, les modes de jeu font dans le grand classique : Histoire, Time Attack et Versus (ce dernier mode n’était pas disponible pour mon test).

C'est un peu chiche quand on voit la série actuelle, mais c'est encore relativement classique pour l’époque.

On peut y jouer sans carte de sauvegarde et sélectionner les circuits et voitures qu'on veut, mais posséder de quoi conserver sa progression permet d'opter pour un véhicule qui sera amélioré au fil de l'histoire en cumulant des points.

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Et je peux vous garantir que ce tuning, allant du STEP-1 au STEP-5, est grandement appréciable sur la fin (je n'ai d'ailleurs pas eu assez de temps, ni pour booster mon véhicule à 100%, pour de terminer le soft à 100% malheureusement).


Pour les véhicules on a un choix assez vaste parmi les grandes marques ; Toyota, Nissan, Honda, Mitsubishi, Mazda et Subaru, et je vous passe les équipementiers. Les connaisseurs de la série reconnaîtront les pilotes de chaque véhicule.

Dans le mode Histoire, on se tire la bourre avec un seul adversaire à la fois (le concept de base de la série) parmi quatre pistes, c'est un poil peu pour un soft avec sauvegarde mais les deux suites gommeront ce point faible rapidement.

Ce mode ne se termine toutefois pas en faisant seulement quatre courses, loin de là, chaque tracé est décliné en plusieurs défis, avec donc autant d'adversaires différents avec leurs niveaux respectifs qui vont crescendo. Pour varier les plaisirs, une même piste est jouable dans les deux sens, de jour et de nuit (uniquement de nuit pour la dernière).

Il faut affronter quatre personnages par circuit, donc on a seize courses à réussir.

Avant et après chaque confrontation, on a une petite intervention de nos adversaires, parfait pour l'ambiance, c’est juste un peu dommage de ne pas avoir de doublage.

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La montagne, ça vous gagne
 

Les deux premiers circuits sont plutôt faciles avec Myōgi et Usui ; parfait pour se faire la main, bien que le premier manque vraiment d'intérêt (ce n’est pas un problème lorsqu'il y a beaucoup de pistes, mais dans notre cas, on a un peu une impression de gâchis...). Usui lui, est déjà bien plus intéressant.

Et les deux dernières sont de type étape, il faut comprendre qu'on va du point A au point B.

On a Akina (vidéo un peu plus bas), qui oblige à bien maîtriser les gros freinages et dérapages pour sortir victorieux de ses nombreux lacets (on est en pleine montagne je vous rappelle), c’est de loin la piste que je préfère.

Et la dernière est Happogahara, qui est dans la veine de la précédente mais en plus dur encore.

Chaque course est assez longue comme vous pouvez le voir :

  • Myōgi [débutant] 3204 mètres x 3 tours
  • Usui [intermédiaire] 4242 mètres x 2 tours
  • Akina [professionnel] 7552 mètres
  • Happogahara [super professionnel] 5756 mètres

 

 

La Naomi 2 au bon régime
 

Si pour un joueur aguerri cela ne posera pas de souci, avoir un circuit intermédiaire entre Usui et Akina eut été une bonne chose. Je trouve que le saut entre les deux premières et deux dernières pistes est assez grand (alors oui, Usui est cataloguée comme intermédiaire, mais reste relativement simple).

Ce n'est qu'un petit détail histoire de pinailler, mais je trouve que la difficulté monte un peu trop brutalement.

Le contrôle de notre voiture est plutôt intuitif et réaliser des dérapages est plaisant.

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Pour comparer avec les épisodes récents, les glissades ne se font pas au moindre coup de volant, il faut un peu pousser la voiture à le faire, l'habitué du ZERO que je suis a du tout réapprendre (et c'est un élément positif de mon point de vue de ne pas avoir un copier/coller depuis 20 ans).

Techniquement parlant, ça répond aux attentes, la réalisation est très bonne et fait honneur à son hardware, on peut toutefois lui reprocher son clipping.

Bien entendu tout est d'une fluidité parfaite, cela va sans dire (phrase beaucoup moins vraie deux décennies plus tard, n’est-ce pas SWDC...).

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Et le tout est porté par une ambiance sonore absolument excellente !

De l'Eurobeat de la belle époque, un régal auditif comme on en a rarement (et là, les allergiques au genre me regardent avec des gros yeux :D). Si chaque circuit a sa musique de base, il est malgré tout possible d'en sélectionner une autre avant la course via le bouton servant au changement de vue (au nombre de deux pour la précision, intérieur et extérieur).

Il y a aussi moyen de jouer sans musique si elle vous insupporte.

Un jeu qui marque le début d'une longue série. Les bases étaient déjà très bonnes, la suite ne fera qu'en profiter pour notre plus grand bonheur. J'ai bien envie de lui coller un 8 mais je vais lui attribuer un 7 (un 7,5 dans mon cœur) et garder la note du dessus pour ses suites qui sont plus généreuses et consistantes.

Verdict

7

Points forts

  • Un épisode qui pose les bases
  • La carte de sauvegarde spécifique
  • De bonnes sensations
  • La bande son

Points faibles

  • Il faudrait un circuit intermédiaire en plus je trouve
  • La première piste qui ne sert pas à grand-chose
  • Manque un peu de folie peut-être ?
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Arcade 7.0 1

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