Test : Doom 32X (32X)

En 1994 Sega fait le pari un peu fou de sortir la 32X, une console qui se fixe en upgrade à la MegaDrive et qui embarque les deux processeurs présents dans la Saturn. Grâce à la puissance supplémentaire procurée par la 32X, des conversions arcade et quelques jeux plutôt impressionnants pour l'époque auront vu le jour. Parallèlement à cela, une petite révolution a eu lieu sur PC : Doom, un FPS immersif à la première personne a vu le jour. Avec son univers glauque, son ambiance oppressante et sa 3D temps-réel, le titre débarque sur 32X, pour notre plus grand bonheur !

FPS : First Person Shooter


Si Doom n'est pas le premier titre de ce genre (on se souvient notamment du très culte Wolfenstein sur PC) il est reconnu par beaucoup comme étant le FPS culte par excellence. Il sera d'ailleurs décliné sur de très nombreux supports : Playstation, Saturn, Super Nintendo, Jaguar et j'en passe ! L'existence de cette version 32X n'a donc rien d'étonnant, et pourtant si aujourd'hui j'en écris le test, c'est parce qu'elle est reconnue comme étant l'une des meilleures conversions de l'époque, supérieure même à la version Saturn !

Utilisant à son avantage les capacités de la console, Doom 32X affiche une 3D soignée. Dès les premiers instants de jeu, on remarque un point fort de cette version : sa fluidité à toute épreuve. Alors que la version Saturn, certes beaucoup plus riche en contenu, rame énormément, sur 32X le portage a été fait avec soin concernant la technique.

On notera cependant la présence d'un cadre réduisant la taille de l'écran de jeu, bien que cela reste tout à fait acceptable. Les ennemis de loin seront parfois difficiles à bien discerner dans la mesure où ils ressembleront alors à une vague bouillie de pixels, mais c'est un défaut majeur des jeux de l'époque, et ce Doom ne fait pas exception.

Ça va trancher chérie


Le principe de Doom est très simple : on se retrouve seul et perdu dans des niveaux dans lesquels on doit trouver la sortie. Pour ce faire, il faudra explorer les salles et parfois récupérer des clefs pour progresser (il en existe trois : jaune, bleue et rouge). Bien évidemment chaque salle sera peuplée de monstres en tout genre. Plus on progressera dans le jeu, plus ces derniers seront coriaces. De très nombreux passages secrets sont présents.

Pour en découdre avec les monstres, un arsenal garni ne sera pas de trop. Constitué, entre autres joyeusetés, d'une tronçonneuse, d'une machine-gun, d'un lance-roquette et même carrément d'un fusil à plasma, autant dire qu'il y aura de quoi faire. Chaque ennemi tué laissera au sol un cadavre, sauf dans le cas d'une explosion où ce dernier se transformera en un charmant monticule de bouillie rouge. Le personnage ne sera pas exempt de ce traitement : au fil des balles prises dans le dos et autres morsures, son visage en bas de l'écran ressemblera de plus en plus à un steack haché cru.

Du côté des contrôles, la manette 6 boutons de la MegaDrive est parfaite. Le bouton A permet de courir, le bouton B de tirer, avec le bouton C maintenu il sera possible de se déplacer en fixant la vue à un endroit (en gros on peut se déplacer latéralement) et également d'ouvrir les portes. Avec X on prend la prochaine arme, et Y la précédente. Enfin Z affiche une carte, on notera que dans Doom on peut se déplacer même lorsque la carte est activée à l'écran.

Au commencement du jeu, il sera possible de choisir son stage et la difficulté du jeu (cinq déclinaisons possibles). Le jeu proposant deux niveaux cachés, il faudra pour voir ces derniers commencer du début (premier stage donc) et ne pas utiliser de codes. Les codes existants permettent d'être invincible ou d'avoir toutes les armes. Toujours sympathique quand on a simplement envie de se défouler un peu.

Qualité VS Quantité


Avec le support cartouche, Doom 32X affiche un contenu un peu chiche. Sur Saturn, c'est l'intégralité de Ultimate Doom et Doom 2 qui sont présents, et ce grâce au support CD. Sur 32X, on devra se contenter du premier Doom, avec sa quinzaine de niveaux et ses deux niveaux cachés.

Les armes sont toutes présentes dans le titre, sauf le BFG (qui est l'arme ultime) que l'on ne peut curieusement jamais trouver dans les niveaux. Cependant il peut tout de même être obtenu à l'aide du code pour avoir les armes.

On pourra regretter qu'il ne soit pas possible de sauvegarder, cela aurait pu permettre de laisser le jeu de côté car le terminer d'une traite est tout de même relativement long, d'autant plus que Doom est un jeu tout de même difficile à moins de baisser le niveau de difficulté. Ceux qui accrocheront à l'esprit du titre passeront à n'en pas douter un très bon moment à explorer les labyrinthes et pulvériser les monstres du jeu.

Au final cette version de Doom est une franche réussite. Parfaitement fluide, avec une résolution satisfaisante et des contrôles parfaitement bien pensés, le plaisir de jeu est immédiat. On pourra regretter que le contenu soit un peu faible, mais l'absence de temps de chargement et la bonne qualité de l'expérience dans son ensemble justifient bien cette lacune, d'autant plus qu'une cartouche n'a pas les capacités de stockage d'un CD. Autant d'éléments qui font de ce Doom sur 32X une réussite, et étant donné son faible prix il serait dommage de se priver.

Verdict

7

Points forts

  • Doom dans une MegaDrive !
  • Ultra fluide
  • Bien réalisé
  • Jouabilité au poil

Points faibles

  • écran de jeu un peu petit
  • Où est le BFG ?
  • Pas de sauvegarde ni de mot de passe
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
32X 7.5 8

Commentaires

Rage, 27 juin 2009 - 9:36
Toujours plaisant de lire les tests de Cireza!

Sinon Doom 32X : une réussite et pas de censure en plus contrairement aux conversions Naintendu.
bko, 29 juin 2009 - 11:00
Merci pour le test, un jeu qui fait figure de fossile mais rien que pour le plaisir de la voir tourner sur une MD, il vaut le coup :)
Rage, 30 juin 2009 - 1:37
C'est clair que vu le nombre de jeux sur 32X il vaut mieux pas être difficile... et c'est bien dommage que les éditeurs tiers ne s'y soient pas plus investi!
cireza, 30 juin 2009 - 11:37
Je le comprends, pourquoi investir là dedans alors que la Saturn pointait son nez ? La 32X reste malgré tout une console qui une forte valeur sentimentale pour moi ^^
yohko kurama, 09 juil 2009 - 4:54
Techniquement impressionnant à l'époque et flippant pour moi. Il aura toujours une place particulière.