Test : Cyber Troopers Virtual-On (XBLA, PSN)

4 ans après Virtual On : Oratorio Tangram, c'est son prédécesseur qui a droit à une conversion sur les plateformes dématérialisées de Microsoft et Sony. Ce n'est pas une première pour ce titre, déjà porté avec succès sur Saturn, sur laquelle il était même jouable en ligne dans sa version "Seganet" (que l'on reconnait à son Temjin rouge, et non bleu, sur la pochette du jeu). Cette fois-ci pourtant, c'est la version arcade qui a été portée, à l'instar de Virtua Fighter 2, Sonic the Fighters, Fighting Vipers et, plus récemment, Virtua Striker. Porté également par l'AM Conversion Team, Virtual On est donc une version "Arcade Perfect" du célèbre jeu de combat de mechas de l'AM#3, dont les graphismes ont fait l'objet d'un lifting HD.

Operation Moongate

Un résumé du scénario parce qu'il le faut : en l'an V.C. 0084, la compagnie DN découvre les ruines d'une ancienne civilisation très avancée technologiquement, notamment des mechas anthropomorphes. DN décide de récupérer cette technologie, de produire ces robots, nommés Virtuaroïds, et de déménager sur la lune. Afin de trouver des pilotes compatibles avec ces robots, DN décide de créer un jeu d'arcade destiné à tester les joueurs et à repérer parmi eux d'éventuels pilotes émérites, qui contrôlent en fait, via la borne, de vrais Virtuaroïds (ce qui est, admettons-le, ultra cool). Et quand le système devient hors de contrôle, et que DN décide de détruire les ruines à l'origine de tout ce foutoir, il appartient aux joueurs de remettre de faire le sale boulot.

Le jeu s'articule donc en deux parties : une première phase d'entrainement, dans lesquels les combats n'ont pas vraiment d'importance scénaristique, et une deuxième dans laquelle il faut carrément sauver la Terre. Pour remplir cette missions, 8 Virtuaroïds sont disponibles. Chacun d'entre eux possède deux armes latérales, typiquement un vulcain et une bombe, et une arme centrale, bien plus puissante. Chaque arme possède une jauge de charge, et toutes les armes, lorsqu'elles sont trop utilisées, entrainent une surchauffe qui les rendent inutilisables pendant un cours laps de temps. Les mechas peuvent également réaliser des attaques au corps-à-corps, dasher, sauter, se mettre en garde, et combiner ces mouvements avec leurs attaques.

Les combats se déroulent en 1vs1, dans des arènes fermées et parsemées d'obstacles qui font office de couvert. L'ennemi n'est pas locké automatiquement, et il faut donc se tourner (très lentement), sauter, ou tirer en dashant pour se trouver face à lui. Par conséquent, les combats sont extrêmement nerveux, les deux adversaires passant leur temps à sauter et courir dans tous les sens, à la fois pour locker l'adversaire et éviter ses tirs. Si les armes sont peu nombreuses, leurs propriétés changent en fonction de la position du VR, et surtout tous les VR disponibles sont différents, non seulement au niveau de leur armement, mais aussi de leur armure et leur vélocité. Viper II, par exemple, est très léger et peur quasiment planer, mais est aussi très fragile, alors que Raiden est très lourd, mais aussi très puissant.

In the Blue Sky

Avant ce remake, le jeu avait été porté sur Saturn en 1996. La conversion était fort honorable, au prix de quelques concessions, au niveau du framerate et de la modélisation des décors, notamment. Par contre Sega avait eu la bonne idée de produire une réplique du Twin Stick, qui permettait de retrouver une partie des sensations de l'arcade. Ce n'était pour autant pas indispensable, le pad s'y substituant très bien, les commandes étant entièrement configurables. C'est la même chose pour ces versions HD, qui bénéficient en plus de la présence du stick droit pour bouger la caméra.

On retrouve donc la version arcade comme au premier jour, mais en HD, et des contrôles optimisés pour le pad Xbox 360 et PS3 (voire, pour les bourgeois, un Twin Stick produit en quantités limitées pour un prix tout à fait déraisonnable). Ceux qui ont connu la version Saturn seront certes en terrain connu, mais pour autant la surprise reste de mise : on est surpris par les décors enfin modélisés en 3D, la fluidité de l'animation, la puissance des couleurs, qui pètent vraiment de mille feux, mais aussi la quasi-absence de loadings ! Pas de grosse différence au niveau de l'ambiance sonore par contre, et c'est tant mieux : on retrouve avec plaisir les formidables musiques de Kentaro Kobayashi, les effets sonores pètent bien, bref, côté technique, on n'est pas déçu, à l'exception d'un point non négligeable : l'absence d'un mode 16/9, puisqu'il est juste possible de déformer l'image pour l'adapter au format. J'imagine qu'il s'agit d'un souci de fidélité à la borne et à son gameplay, l'angle de vue en faisant partie intégrante.

Au niveau des modes de jeu, en plus du mode Arcade classique et d'un mode Ranking (en activant une option avant de commencer un mode Arcade), tous deux jouables en mode Original ou Arrange (je vous avoue que la différence ne m'a pas sauté aux yeux), on retrouve un mode Training assez sommaire, des classements en ligne et surtout deux modes multijoueurs : en Link, avec deux consoles, deux jeux et deux télévisions, et en ligne, via la même interface que les autres conversions Model 2 récentes, elle-même reprise de Virtua Fighter 5 Final Showdown. Difficile par contre de trouver du monde, à moins de jouer le matin, et encore... Pas de mode deux joueurs en écran splitté, donc, contrairement à la version Saturn qui offrait carrément de choisir le sens du split. On imagine qu'il s'agit d'une concession à la fidélité de la conversion, mais c'est tout de même très regrettable. Il n'y pas non plus de cheat code pour jouer les couleurs alternatives de Temjin et Raiden, ou pour contrôler Jaguarandi, mais ça, ce n'est pas une grosse perte.

Fade to Black

Le feeling du jeu est, quant à lui, à postériori similaire à celui de la version Saturn, ce qui en dit long sur la qualité de la conversion à l'époque. Les affrontements sont vifs, et les arènes sont pour la plupart suffisamment bien fichues pour offrir des combats intéressants. En solo, la difficulté est assez faible par défaut, les ennemis ne représentant de réelle menace qu'à partir de Bal-Bas-Bow. Le boss final est une vraie plaie, qui n'est vraiment gérable qu'en supprimant le timer. Virtual On est un vrai bonheur, pas tant contre la machine que contre un adversaire humain, et si les épisodes suivants ont apporté leur lot d'innovation, ce premier épisode n'a pas à rougir face à eux. Cette conversion HD lui fait honneur, mais la perte du versus en écran splitté est très préjudiciable... Gardez votre version Saturn sous la main, au cas où !

Verdict

8

Points forts

  • Excellent système de jeu
  • Mecha design chanmé
  • Musiques géniales
  • Conversion HD excellente

Points faibles

  • Pas de mode deux joueurs en écran splitté
  • La plupart des menus uniquement en japonais
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Xbox Live Arcade 9.0 1

Archives commentaires

sokoj, 10 avr 2013 - 3:08
"Le boss final est une vraie plaie, qui n'est vraiment gérable qu'en supprimant le timer."

Petite joueuse!! :na:

Excellent test d'une excellente conversion. Comme ça a été souligné dans le test, c'est vraiment dommage que le mode online soit déserté, peut être que les joueurs (en tout cas les jap) squattent plus Force ou OT.
sokoj, 11 avr 2013 - 12:53
Il te faut une adresse hotmail japonaise + une adresse valide avec code postal etc. Ensuite sois tu achète une carte de MSP jap sois tu paye avec ta CB.
Ce guide est obsolète, il est maintenant bien plus simple de créer un compte jap, il faut juste choisir la région à l'inscription. Par contre il faut rentrer un code postal valide pour choisir son moyen de paiement. Voir le sujet sur le XBLA.
merci pour ce test. Personnellement j'ai toujours été un peu froid avec ce type de jeu, les méchas c'est pas mon truc ... Mais il a fait l'unanimité, c'est qu'il doit être excellent :wink: