Simulation

Motorsport Manager faisait partie des quelques jeux SEGA présentés à la presse lors de la Gamescom, à l'abri des regards. Si nous n'avons pas pu nous y essayer directement, le lead designer du jeu nous en a fait une longue démonstration en live.
Petit retour d'abord sur l'histoire du jeu : à l'origine, Motorsports Manager est un jeu mobile, dont le développement avait été commencé par une seule personne. Le jeu a connu un grand succès, et SEGA, flairant un bon moyen de développer sa gamme de jeux de gestion sportive, a décidé d'éditer une version PC, permettant à l'équipe de développement de passer à 12 personnes.
Motorsport Manager est donc un jeu de gestion d'écurie automobile. Après avoir customisé son avatar, le joueur peut choisir au début de sa partie entre 3 catégories de circuits, des séries européennes un peu poupou, à l'équivalent de la F1, en passant par un tier intermédiaire en Asie. Le jeu mêle management d'écurie et gestion au plus près des courses.

Côté management, il faudra gérer le recrutement des pilotes et des mécanos, notamment grâce à un système de repérage des talents à la Football Manager, gérer les susceptibilités de chacun en fonction de choix techniques ou stratégiques (essayez-donc de filer la moins bonne de vos voitures à votre pilote numéro 1 !), choisir ses sponsors sur une saison, et décider de leur participation à telle ou telle course en fonction des bonus proposés, et gérer les relations avec les médias..
Il est même possible de jouer des coudes en politique, pour tenter d'intégrer le board et, pourquoi pas, faire modifier les règlements pour favoriser notre écurie… Evidemment, en tant que directeur de course, nous sommes surveillés par le propriétaire de l'écurie, et il vaut mieux le satisfaire pour ne pas finir à la porte… Le jeu promet de proposer un grand souci du détail, chaque pilote et mécano étant doté de plusieurs traits et caractéristiques, qui jouent autant un rôle sur la piste qu'en dehors. Par exemple, un pilote plutôt moche sera difficilement marketable. Eh oui.

Côté course et mécanique, il appartient également au joueur de faire les bons choix technologiques. Toutes les courses de la saison peuvent être analysées dès son démarrage pour en voir les difficultés, et choisir les axes de développement des véhicules. On peut donc évidemment améliorer ses véhicules en commandant de nouvelles pièces, tout en faisant attention à leur délai de livraison… Il est également possible de développer le centre de recherche de l'écurie.
Une fois sur la piste, d'autres choix entrent en jeu : choix des stratégies en course et du degré d'agressivité des pilotes, choix des pneus en fonction de la météo (évidemment gérée en temps réel), contrôle de l'usure des pièces, fréquence des arrêts au stand… et même choix de la rapidité des interventions des mécanos : lente mais prudente, normale, ou ultra-rapide, mais au risque de laisser une roue sur la piste.. Les pilotes vous font également part de vos doléances au fil des courses, avec le risque de les froisser si vous les ignorez.

Tous ces aspects ont fait l'objet de la démonstration à la Gamescom, et malgré un aspect technique correct mais pas folichon, hérité de la version mobile, et le manque de licences officielles (mais il y a fort à parier que les moddeurs se mettront vite dessus), Motorsport Manager semble être d'une grande richesse, même pour ceux qui, comme moi, n'entravent pas grand chose à la mécanique. Reste à savoir maintenant si toutes ces interactions seront gérées convenablement, pour bénéficier d'une expérience satisfaisante, et pas uniquement un empilement d'actions sans queue ni tête. Le jeu ne proposera qu'une expérience en solo, bien que les développeurs aient envie, à terme, d'inclure un mode multijoueurs. Ils sont cependant conscients de la nécessité de livrer un jeu solide avant d'en passer par là . Rendez-vous donc dans quelques jours pour une preview clavier et souris en main, et dans quelques semaines pour la sortie du jeu.