On a testé : Two Point Museum - Fête-Art

Après les dinosaures, plantes exotiques, ectoplasmes, animaux et autres reliques spatiales, il aura fallu attendre un an avant que Two Point Museum permette d'exposer... des peintures et des sculptures. Certainement le temps de réflexion nécessaire pour en faire quelque chose d'intéressant.

Car oui, quoi de plus boring qu'exposer un vulgaire tableau, accroché bêtement au mur ? Alors il a fallu trouver un twist, mettre en place un nouveau système, comme pour chacun des DLC précédents. Dans Fête-Art, si on continue d'explorer le monde pour trouver des pièces uniques, on compte aussi sur la fibre artistique de nos experts. Ce sont eux qui vont alimenter en premier chef notre musée, en peintures, sculptures, d'abord abstraites, puis avec des portraits et des statues une fois que vous aurez formé quelques assistants au difficile métier de modèle. A vous de choisir si vous voulez produire une croûte, bâclée en deux temps trois mouvements, ou laisser votre artiste prendre son temps et mettre tout son cœur dans une œuvre unique.

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Mais la créativité a un coût : l'argent, bien sûr, le temps, aussi, mais aussi sur le moral de vos artistes, que la création peut rendre malades ou déprimés s'ils n'atteignent pas la qualité qu'ils ambitionnent. En les formant à leur art de prédilection, on peut s'affranchir de certains maux, mais pas tous, car ils peuvent dépendre d'un trait de leur personnalité. Il faut donc redoubler de vigilance à l'embauche. Heureusement, les auteurs de performances (danse, théâtre, mime), sont moins sujets à ces atermoiements.

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Chaque œuvre évoque une émotion principale, parfois une secondaire, chez les visiteurs. Le dégoût aide à laisser passer un léger manque d'hygiène dans votre musée. La colère les rend insensibles à des prix élevés à la boutique de cadeaux. La joie augmente le buzz. Cela n'a en vrai pas beaucoup d'importance, car les visiteurs de Two Point Museum ont tendance à être tout le temps bien lunés, pas très difficiles, et bien dotés pécuniairement. On n'est donc pas trop incité à placer nos œuvres de façon stratégique, et la seule raison de privilégier telle ou telle émotion est de profiter de la mode du moment lors des ventes aux enchères. Celles-ci sont censées permettre des rentrées d'argent facile : peignez à la va-vite pendant qu'elles sont ouvertes, et remportez le jackpot. Mais depuis quand l'argent est-il un problème, nay, un sujet, dans Two Point Museum ? Les alertes de début d'enchères deviennent vite une nuisance, car de toutes façon on ne sait vite plus quoi faire de son argent, même sans jamais trop s'intéresser à nos finances.

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On passe donc le plus clair de notre temps à tenter de faire honneur à toutes les nouvelles options de personnalisation des sols et des murs, et pourquoi pas à reproduire notre musée réel préféré. Les joueurs qui ont déjà des centaines d'heures de design derrière eux seront ravis. Mais les nouvelles mécaniques de jeu, si elles sont bien pensées, ne sont pas assez utiles pour qu'on doive vraiment beaucoup s'investir dans la formation de nos équipes, ou dans le déploiement d'une myriade d'émotions, au contraire du DLC Fantasy Finds qui nécessitait vraiment de réfléchir à l'évolution de notre staff pour arriver au bout.

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Fête-Art est moins original que Muzoo, et moins complexe que Fantasy Finds, et donc à lui seul, il ne risque pas de vous accaparer de nombreuses heures. Mais comme d'habitude, il est généreux en nouvelles expositions et en éléments de personnalisation, ce qui suffira sûrement aux fanas de décoration d'intérieur, et permettra aux autres d'aller des étoiles supplémentaires dans leurs musées existants sans se lasser.