Test : Phantasy Star Portable 2 (PSP)

Après un premier opus ayant fait énormément de ventes au Japon, Phantasy Star Portable nous revient dans un nouvel épisode, toujours sur PSP. Il faut dire qu'il n'est pas difficile d'identifier le public ciblé avec des joueurs japonais décidément avides de titres hack'n slash. Sega aurait tort de se priver ! Toujours adapté de Phantasy Star Universe (qui commence d'ailleurs à se faire vieux), voyons quelles surprises nous propose ce Phantasy Star Portable 2...

On prend les mêmes...

Depuis la sortie de Phantasy Star Portable premier du nom en occident, il s'est écoulé un an et demi environ. Alfa System n'a bien évidemment pas complètement transformé son titre, mais s'est contenté de poursuivre le portage amorcé précédemment. Ainsi dans Phantasy Star Portable on trouvait en grande partie le contenu de Phantasy Star Universe, et quelques environnements de son extension : Ambition of the Illuminus. Cependant il n'y avait pas de quoi sauter au plafond tant le contenu de l'extension était peu développé, probablement pour ne pas faire de l'ombre à PSU, alors encore bien exploité sur consoles et PC.

Phantasy Star Portable 2 rectifie le tir. Plus de déçus, c'est bien l'intégralité du contenu de PSU qui s'offre à nous dans la petite console de Sony. Il y a même MotherBrain et le contenu hommage à PSO (forest, cave et le Dragon) ! Mais ça n'est pas tout, le titre propose du contenu supplémentaire à tel point qu'une fois arrivé à la fin du jeu, l'ensemble des régions débloquées est tellement vaste qu'il y a de quoi avoir la tête qui tourne. Sans entamer une énumération fastidieuse du contenu, vous en aurez pour votre argent. Tout le contenu est de plus accessible en multi-joueurs, mais aussi en solo. Pas de jaloux donc !

...et on améliore !

À un contenu très dense, PSP2 ajoute des ajustements de gameplay réellement intéressants. Le genre de petites features supplémentaires qui, mises bout à bout, changent énormément l'expérience du jeu. Ainsi deux nouveautés de taille font leur apparition : la garde et la roulade. Avec un bouclier ou n'importe quelle arme à deux mains, il est possible de garder avec la touche R. Ainsi un coup encaissé fera moins de dégâts, et la barre de PP sera consommée en partie. Cette barre permet de lancer les attaques spéciales et autres sorts. La roulade s'effectue avec la touche X et permet d'être totalement invincible le temps de cette dernière. Il est indispensable de prendre en compte ces nouveautés pour tirer pleinement partie du jeu.

Un système de Chain-Combo est disponible, avec des attaques enchainées selon un timing précis, les dégâts augmentent progressivement. Il n'est alors pas difficile d'imaginer les sommets que l'on peut atteindre en équipe tandis que les combos de chacun s'accumulent. Une attaque spéciale placée derrière un Chain, même un Chain basique (c'est à dire juste derrière une unique attaque) infligera beaucoup plus de dégâts. On passe quasiment du simple au double ! Il est même possible d'enchainer avec un timing parfait, dans ce cas les dégâts sont encore plus élevés. Pour évaluer le timing, il suffit de regarder les touches d'action en bas à droite de l'écran. Quand le petit cercle se réduit jusqu'à atteindre les bords de la touche, il faut frapper à nouveau. C'est un système simple mais qui incite à jouer dans un rythme précis pour optimiser les dégâts. Enfin, il est possible d'effectuer des gardes parfaites et de profiter des mêmes effets. C'est ce compromis entre jeu d'action et RPG qui fait la force de la série des PSU, et c'est plus que jamais le cas ici.

Les nouveautés ne s'arrêtent pas là. Voici une petite liste de ce que j'ai constaté :

- Il est désormais possible de ramasser automatiquement les objets en maintenant X quand on passe dessus : pratique !
- Le système de classe semble avoir été allégé, quatre sont accessibles (Hunter, Force, Ranger et Vangard, ce dernier étant une classe touche-à-tout).
- Il est possible de répartir soi-même des points pour équiper les armes souhaitées, c'est très pratique et on n'est plus cantonné à des armes précises.
- Il y a également un système de capacités bonus que l'on débloque en faisant évoluer sa classe, et que l'on peut ensuite équiper. Cela passe par des augmentations de caractéristiques, de la récupération de vie et bien d'autres choses.
- Les attaques spéciales n'évoluent plus de niveau non plus, il faut désormais les trouver et elles auront un niveau figé, il faudra trouver une meilleure version pour évoluer.
- La jauge de PP remonte désormais à la vitesse grand-V, plus besoin de la recharger manuellement.
- Les armes à feu ont des attaques spéciales aussi améliorant la portée, les dégâts ou la zone d'impact.
- Les humains possèdent une super attaque au même titre que les Cast (avec leurs armes SUV) et les Beast (avec leurs transformations). Il s'agit d'invocations.
- L'intelligence artificielle a fait des progrès. On peut lui donner des ordres, elle se coince beaucoup moins dans le décor et elle nous sort même des pièges. Après tant d'épisodes, c'était le moins que l'on pouvait espérer.
- La visée à la première personne se fait désormais avec L et une flèche. Malheureusement ça n'est pas vraiment plus pratique que Select, et il n'est pas possible de quitter cette vue rapidement, par exemple avec une roulade. Dommage.

Autant de choix qui rendent l'expérience plus agréable au final.

Le retour des absents

Phantasy Star Portable 2 a le bon goût d'introduire certains éléments qui avaient disparu dans le premier. Ça commence par une vraie ville, servant de hub. Tout le nécessaire y est présent et bien agencé. Le joueur a également une chambre qu'il pourra décorer. Et bien sûr, c'est le grand retour du mode online. Sega a mis a disposition un serveur pour les États-Unis et l'Europe. On y trouve facilement des parties, mais il n'y a pas des tonnes de joueurs non plus. Bien évidemment jouer dans de bonnes conditions ne sera pas forcément facile, à moins d'organiser des parties avec des français pour réduire le lag. Il reste la solution du jeu en multi-joueurs dans une même pièce. Le jeu souffre toujours de ralentissements lorsqu'il y a beaucoup de choses à l'écran, mais compte tenu de la qualité graphique supérieure par rapport au premier PSP, ça reste acceptable.

À ce niveau d'ailleurs le titre flatte l'oeil et s'inscrit dans les plus beaux titres de la console. Le design est globalement supérieur et plus inspiré. On sent que d'un portage vite fait bien fait on est passé à un véritable projet ambitieux. Les divers protagonistes apparaissant durant l'aventure solo sont soignés. On remarquera d'ailleurs un bon nombre de come-back de héros de PSU. Il y a également un bon nombre de cinématiques de très bonne facture. Malheureusement l'aventure est toujours d'une niaiserie à faire fuir, mais c'est tout de même nettement moins pire que dans PSP. Il faudra une bonne trentaine d'heures pour en voir le bout. Du côté de la bande-son on retrouve les thèmes désormais connus de PSU avec des nouveautés. L'ensemble est excellent, dommage cependant que la qualité sonore ne soit pas toujours au top.

L'aventure nous met dans la peau d'un mercenaire rejoignant une équipe spécialisée dans la sécurité. Cette équipe accepte des missions en divers lieux, on sera ainsi un peu baladé tout au long de l'aventure. Les personnages présents sont assez réussis, notamment Emilia qui joue un rôle important. Il s'agit de la fille blonde que l'on a pu apercevoir dans les trailers, elle est "possédée" par Mika, sorte de divinité qui jouera bien sûr un rôle important dans le scénario. Chelsea est un autre personnage sympathique, il s'agit d'une femme aux formes généreuses avec une petite touche frenchy (elle parle à moitié anglais/français). Les missions de l'histoire ont également la bonne idée de varier un peu les plaisirs avec des objectifs inédits. Il y a en tout dix chapitres décomposés en deux missions, trois pour le dernier.

Le jeu réserve quelques surprises. Si à la fin d'une mission vous vous retrouvez face à un téléporteur bizarre de toutes les couleurs, qui sait ce qui vous attend derrière ? Il y vraiment de quoi faire dans ce titre, malheureusement intégralement en anglais. Si vous avez joué à la démo, vous pourrez importer votre sauvegarde. Il est également possible d'installer le jeu (165 Mo) mais je n'ai sincèrement pas vu de différence notable au niveau des chargements. Attention également à la batterie, ça part très vite lorsque l'on joue en ligne à cause du Wifi.

Phantasy Star Portable 2 est l'opus que l'on attendait tous depuis la sortie de Phantasy Star Universe. Il est bien la preuve que Sega s'apprête à passer à autre chose (PSO2) car ils ont mis le paquet. L'ensemble du contenu de Phantasy Star Universe répond présent, avec en plus bon nombre de nouveautés. C'est réellement étonnant de voir autant de contenu dans un seul UMD. Le tout est jouable seul ou à plusieurs online sans le moindre abonnement à payer. Sega signe probablement là son meilleur titre sur PSP, à ne pas rater !

Verdict

9

Points forts

  • Réalisation soignée
  • Beaucoup de contenu
  • Nouveautés/ajustements du gameplay
  • Jouable online

Points faibles

  • En anglais
  • Quelques ralentissements
  • Visée première personne peu pratique
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Playstation Portable 8.5 2

Commentaires

Craby, 23 sep 2010 - 9:51
Yeah merci pour la photo Cireza ! :tongue-out:

Quelle émotion :cry:
pixeldream, 24 sep 2010 - 7:54
Enorme dommage de devoir rentrer un code j'aurai aimer le recontrer au détour du jeu mais ca en jette :good:
Bravo Craby !!!
Concernant le jeu, un test élogieux pour un titre qui ne me tente malheureusement toujours pas (je dois avoir un gêne anti MMo ou anti online :D ). En tout cas beau travail ;)
Rage, 25 sep 2010 - 4:06
Bah t'es aussi anti hack'n slash ... Parce que le MMO je déteste mais j'adore le concept du hack'n slash. C'est répétitif mais c'est riche à la fois.