Test : LifeScape Seimei 40 Okunen Harukana Tabi (Saturn)
Il y a quelques mois, j’ai fait le test d’Aqua-world, soft multimédia à tendance éducative avec différents modes, passifs et actifs, mais avec pour point commun d’être proche du zéro absolu niveau intérêt.
LifeScape : Seimei 40 Okunen Harukana Tabi est un peu dans le même état d’esprit, sauf que cette fois, la NHK, chaîne publique japonaise particulièrement sérieuse, est derrière le programme qui a servi de base aux deux disques qui composent l’expérience.
Autant dire que niveau confiance on est un cran au-dessus, bien que cela reste à vérifier.
Il est à noter qu’une version PlayStation existe aussi.
Le logiciel nous promet de nous faire voyager dans les 4 milliards d’années de la vie qui nous précèdent (4 milliards et 30 ans maintenant, soyons précis !).
Comment notre monde s’est formé ? Comment la vie a-t-elle pu y apparaitre et évoluer ? C’est quoi l’ADN ? Bref, autant de questions passionnantes que bon nombre d’entre nous ont dû se poser durant notre jeunesse (et encore aujourd’hui en fait), et qui devraient, normalement, trouver des réponses ici.
Le premier disque intitulé « Aquasphère » (la vidéo en bas montre sa première moitié), couvre le début de notre planète, en passant par la période de l’apparition de la vie, jusqu’à son arrivée sur le sol terrestre.
Et le disque suivant, « Landsphère », commence par l’ère des dinosaures pour terminer sur les êtres bipèdes que nous sommes.
Huit chapitres au total couvrent tant bien que mal cette période d’environ 4 milliards d’années.
On passe de l’un à l’autre en utilisant une sorte de montagne russe (l’univers prend place dans une sorte de parc d’attraction) qui n’est rien d’autre qu’une cinématique inutile.
Chaque arrêt (et donc chapitre) se compose de trois parties :
●Les vidéos (se basant sur des reportages visiblement),
●Option Movie,
●Une salle d’expérience interactive.
Chaque chapitre propose entre quatre et six vidéos d’une durée qui peut être très variable : de quelques dizaines de secondes à quelques minutes.
La qualité technique est plutôt au rendez-vous, elles sont particulièrement propres et presque en plein écran. Il en est de même pour la réalisation, on voit qu’il s’agit d’un vrai travail professionnel (des années 90, bien entendu, les CGs accusent leur âge).
Pour l’époque, c’était très intéressant, mais les thèmes ne sont abordés que de manière très succincte (mais claire) et on en aurait voulu bien plus.
Chaque vidéo a une petite fiche avec explication du lexique, c’est toujours bon à prendre.
La section Option Movie n’a absolument aucun intérêt.
On a une sorte d’écran holographique sphérique qui montre en boucle une séquence en image de synthèse particulièrement courte et qui n’apporte vraiment pas grand-chose.
Dans le chapitre des dinosaures par exemple, on voit la différence de taille entre un Argentinosaurus (ou un pote du même genre en tout cas) et une Porsche 911 sur peut-être dix secondes (et c’est l’un des passages les plus intéressants en plus).
Je n’ai pas compris l’intérêt de faire une section spécifique pour une chose aussi anecdotique.
Et la dernière chose restant à faire est la salle d’expérience interactive qui devrait être la grosse plus-value apportée par l’utilisation des 32 bits, et attention roulement de tambour, c’est une purge sans nom !
Je vous explique brièvement les deux visibles dans la vidéo ci-dessous.
Vers 8 minutes, on a une machine qui mélange des blocs d’ADN pour créer des organismes vivants.
Quatre blocs de couleurs sortant au hasard représentent l’ADN, cela donne naissance à une poignée de bestioles (comprenez qu’on retombe rapidement sur les mêmes alors que ça devrait être sans fin) sans aucune explication ou compréhension de l’action.
Vers 20 minutes, cette fois ce sont les bactéries. Ici aussi on a un assemblage de quatre facteurs (complètement incompréhensible, je vous laisse regarder) et la bactérie créée agit en fonction de ces caractéristiques, bien que cela soit extrêmement limité encore une fois, et sans intérêt. C’est le genre de chose qu’on teste deux ou trois fois en se disant « ah euh c’est tout ? ».
Je ne vais pas tout vous énumérer et même si le second disque nous donne l’occasion de prendre un peu les commandes, la qualité reste du même acabit, malheureusement.
Loin d’être le pire soft du genre, Landscape n’en reste pas moins d’un intérêt très limité (même en le remettant dans le contexte de l’époque).
La base du soft reste les vidéos, et bien qu’assez nombreuses, elles sont assez courtes et on aimerait en avoir plus.
Sans oublier les features inutiles qui semblent plus être présentes afin de justifier un minimum le hardware sans vraiment se soucier de leur intérêt qui est, le plus souvent, inexistant.
Comme souvent, ce qui aurait dû être une spécificité de ce support, et donc lui donner un intérêt unique face à un simple livre ou une VHS, n’est au final qu’un truc sans saveur.
Dommage, il y avait mieux à faire.
Pas facile d’attribuer une note à ce type de soft, les informations restent intéressantes (même si peut-être plus toutes exactes) malgré la médiocrité du reste.
Compréhension du japonais :
- Inutile pour progresser
- Indispensable pour apprécier
Verdict
Points forts
- La science reste une valeur sûre
- Des vidéos d’une belle qualité…
Points faibles
- …On en aurait voulu plus
- Toute la partie interactive est une énorme purge