Test : After Burner Complete (32X)

Après avoir mis au monde Hang-On, Outrun et encore Space Harrier, le septième jour Yu Suzuki décida qu'il fallait proposer un jeu qui allait pouvoir clore cette belle période pre-3D avec un titre qui dépote. Ainsi naquit After Burner sur bornes d'arcade, un jeu qui est devenu aujourd'hui un titre mythique. C'est donc au contrôle d'un superbe avion de chasse que le joueur décolle sur un fond musical qu'il n'oubliera jamais...

Top Gun


After Burner propose au joueur de piloter un avion de chasse, mais pas n'importe lequel puisqu'il s'agit d'un F-14 Tomcat que l'on a pu voir entre autres dans le film Top Gun. C'est donc aux commandes de ce superbe avion que le joueur débute sa partie sur un porte-avions. L'avion décolle et on se retrouve directement plongé dans le coeur de l'action, cela ne fait aucun doute on est bien en face d'une conversion d'un jeu d'arcade.

Le titre se présente de la même façon que Space Harrier, à savoir le joueur voit son avion de derrière tandis que le décor défile à vive allure devant lui. La réalisation utilise donc exclusivement des sprites 2D que l'on voit se rapprocher, mettant donc à profit les capacités de zooms de la console. Une fois de plus on constate que ce titre utilise des sprites 2D couplés à une programmation intelligente pour arriver au résultat voulu, comme dans Space Harrier par exemple.

Du côté des contrôles en revanche le jeu s'avère être bien plus compliqué que Space Harrier. Dans After Burner le joueur dispose d'une mitraillette qui tire en continu droit devant et de missiles à tête chercheuse qui iront droit sur leur cible à condition que cette dernière ait été verrouillée. Contrairement à Space Harrier, la visée est ici précise et un viseur est donc affiché pour aider le joueur. En plus de ces deux tirs le joueur devra gérer sa vitesse. On pourra donc accélérer ou freiner en appuyant sur les boutons correspondant.

Le jeu propose donc deux configurations possible : avec une manette 3 boutons et une manette 6 boutons. Pour le premier cas, la touche A sert à aller lentement tout en tirant en continu à la mitraillette, la touche C à tirer tout en allant vite, et la touche B permet de tirer les missiles. Cette configuration peut paraître bizarre mais elle est tout a fait appropriée. Avec la manette 6 boutons, X Y et Z choisissent la vitesse (lente, moyenne et rapide), A permet de faire un 360°, B permet de tirer les missiles et C actionne la mitraillette.

Esquive de missiles et blastage à gogo


Le gameplay d'After Burner est relativement simple, il s'agira de bien esquiver les missiles ennemis tout en dégommant tout ce qui se présente. Ce qui est saisissant c'est que le niveau de l'horizon s'incline dès que l'on tourne ce qui rend le jeu extrêmement immersif. La vitesse d'animation est démente lorsque l'on actionne le turbo. Ce dernier est très utile lorsque l'on est pourchassé par un missile à tête chercheuse puisqu'il permettra de le semer. Dès qu'un missile nous a verrouillé une voix permet de le savoir et de réagir très rapidement. Les rotations à 360° ont tendance à vraiment perdre le joueur, ces dernières peuvent se faire avec la croix directionnelle en basculant brutalement dans l'autre direction. Elles ne sont pas d'une grande utilité.

La fluidité du titre est par ailleurs très bonne, bien qu'un peu inférieure à ce que proposait l'arcade. Cela dit on tient très clairement un titre utilisant avec brio les capacités de la 32X en terme de zooms, de rotations et de puissance de calcul pur. Le jeu propose au total 23 stages qu'il faudra parcourir à la suite, mais tout comme pour Space Harrier, le game-over ne nous renvoie que quelques stages en arrière pour ne pas trop nous décourager.

La signature du maître


Il y a un élément qu'on retrouve dans tous les jeux de Yu Suzuki de cette époque : c'est le défilement constant de décors tous plus variés les uns que les autres. After Burner n'échappe pas à cette règle et les stages s'enchaînent en étant très variés mais sans la moindre interruption. Probablement perçu par Yu Suzuki comme étant un élément indispensable pour ne pas lasser le joueur, on pourra dire qu'After Burner exploite ce système avec réussite.

Après avoir survolé des océans, des zones désertiques, être passé au dessus des nuages, avoir survolé une ville de nuit etc... Le joueur sera content de pouvoir se poser dans l'un des deux aérodromes du jeu. Un ravitaillement y sera fait, ce qui se traduit par une recharge des missiles. Au premier aérodrome le joueur pourra d'ailleurs voir la moto de Hang On doubler l'avion avant de se refaire doubler au décollage, puis la voiture de Outrun dans le second aérodrome. Très sympa ! En plus des ravitaillements au sol, certains seront fait en plein vol.

On notera aussi la présence de deux zones bonus qui consistent à voler dans des vallées étroites sans se prendre les falaises tout en dégommant tout ce qui se trouve au sol pour marquer un maximum de points. On pourra dire que le titre sait allier des phases de vol pur et dur avec des petits check-points reposant pour assurer une variété du début à la fin du jeu.

Je terminerai sur la bande-son qui contient son lot de morceaux devenus cultes par la suite, dont le thème d'After Burner. Les bruitages et les voix sont celles d'origine, le jeu ne déçoit pas sur ce plan là. On notera dans les options la possibilité de régler la difficulté, le nombre de vies et d'inverser ou non le haut et le bas de la croix directionnelle.

After Burner Complete sur 32X est donc une excellente conversion de l'arcade, la seconde avec Space Harrier. Là aussi il aura fallu attendre la 32X pour pouvoir profiter d'un tel jeu, mais l'attente en valait la peine car After Burner Complete est un titre que tout fan de la série se doit de posséder. Avec son gameplay enragé, sa bande-son culte et sa réalisation très réussie, le titre bien qu'un peu court fera pour sûr de fréquents passages dans la console histoire de se refaire une petite partie sur un coup de tête.

Verdict

8

Points forts

  • Réalisation au top
  • Vitesse de défilement ahurissante
  • Gameplay nerveux et addictif
  • Plusieurs configurations

Points faibles

  • Un peu court
  • Pas de bonus
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
32X 8.5 6

Commentaires

bko, 06 aoû 2008 - 10:36
Excellent le coup du doublage par la moto de hang on et la ferrari de outrun. Le trio au complet ! :)
merci pour ce test, j'avoue ne jamais y avoir joué sur 32X. Une erreur qu'il faudra que je corrige...