Test express : Two Point Hospital - Pebberley Island (PC)

Two Point Hospital

Un peu plus de 3 mois après Bigfoot, voici que sort le deuxième DLC de Two Point Hospital, Pebberley Island. Et tandis que le printemps approche, on quitte les montagnes enneigées pour les îles tropicales.

Tout comme son prédécesseur, Pebberley Island propose trois nouvelles "campagnes", de nouvelles maladies, certaines nécessitant de nouvelles salles de traitement et d'autres pas, et quelques éléments de décoration, notamment tirés d'autres jeux PC de SEGA. Mais Pebberley Island est également le premier DLC à sortir après la mise à jour introduisant la personnalisation des salles, et surtout après l'arrivée du Workshop.

La première campagne, Pebberley Reef, est relativement classique ; le terrain est constitué d'une demie-douzaine de grandes salles et d'une série de petits bungalows, de quelques carrés, qui ne permettent guère que de placer une salle de soin et des toilettes, ou une petite salle de repos. Ces bungalows sont reliés par des pontons, ce qui les éloigne les uns des autres et allonge le séjour des patients (et donc leur risque de passer l'arme à gauche), mais en contrepartie cela facilite la rationalisation de l'espace de jeu.

La deuxième campagne, Overgrowth, est bien plus originale. En effet, l'aire de jeu ne compte aucun mur, et il n'est pas possible d'acheter de surface supplémentaire. On ne peut débloquer les terrains adjacents qu'en accomplissant des défis : diagnostiquer 30 patients, obtenir un confort thermique de 80%, accumuler 700 000$... Certains objectifs se débloquent facilement, d'autres demandent plus de temps, et surtout cette configuration demande des trésors d'organisation. On passe vite d'une surface très contrainte à de la place à ne plus savoir qu'en faire, et organiser la circulation des patients est un véritable casse-tête si on s'emballe un peu et qu'on débloque trop de zones d'un coup. De plus, on est amené à soigner de nombreuses maladies différentes, pour autant de salles et de personnel à gérer. Très intéressant, et assez prise de tête !

La troisième campagne, Topless Mountain, change encore les règles du jeu : la difficulté d'accès à l'hôpital rend les gens encore plus malades, et les patients débarquent par vagues successives. Pour réussir les objectifs de campagne, il faut réussir à traiter un certain nombre de vagues, c'est-à-dire à guérir un pourcentage minimum de patients à chaque fois. Cette petite variante modifie la façon de gérer l'hôpital, puisqu'on alterne périodes de rush avec plusieurs dizaines de patients qui arrivent en même temps, et passages plus calmes où une bonne partie de notre personnel est inoccupé, et donc durant lesquels très peu d'argent rentre. La clé de la réussite est donc de mettre ces moments à profit pour former les employés oisifs en prévision de vagues suivantes.

Pour compliquer encore un peu la tâche, notre île tropicale est balayée par des tempêtes électriques, humides, de grenouilles, et solaires, les dernières étant une vraie plaie puisqu'elles foutent le feu partout, et monopolisent les agents d'entretien qui courent dans tout l'établissement à la recherche d'extincteurs. Heureusement les développeurs nous ont épargné les épidémies, car la situation aurait été ingérable.

Ces nouvelles cartes sont accompagnées de quelques nouvelles décorations : des bancs, tapis, cadres et autres objets poissons chanteurs et bateaux en bouteille. Rien de bien significatif, mais heureusement le Workshop commence à être un peu fourni en tapis et cadres, et on peut enfin adapter à minima la décoration de l'hôpital à nos goûts, ou à son environnement.

Il faut noter que ce test a été réalisé sur la bêta du DLC, et que quelques bugs étaient présents, notamment des incendies impossibles à éteindre dans les toilettes (ce qui n'empêche pas leur utilisation), ou encore la cinématique de fin de la 3è campagne qui se lance systématiquement si on choisit de ne pas retourner à la carte après l'avoir terminée. Rien de bloquant cependant.

En revanche certains défauts n'ont toujours pas été corrigés : il n'y a toujours pas de voix françaises, ni même de sous-titres, pour les annonces au micro durant le jeu, on ne peut pas attribuer de salle à un médecin ou un infirmier (par exemple pour être sûr qu'un médecin formé en diagnostic ADN n'aille pas en salle de traitement ADN), et avec l'arrivée du workshop on aurait aimé pouvoir plus facilement filtrer les objets par catégorie. On doit également toujours construire 12 bureaux de médecin généraliste pour gérer le flux des patients, ce qui n'est pas des plus logiques.

Mais ce sont des défauts mineurs qui n'entamaient pas le plaisir de jeu en Vanilla, donc si vous avez apprécié Two Point Hospital et que vous en aviez un peu fait le tour, Pebberley Island est une excellente occasion de le relancer pour une quinzaine d'heures supplémentaires.

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