Test : Victory Goal: J.League (Saturn)


Après 4 volets de J-League Pro Striker sur sa 16-bit, l'éditeur japonais continue à réaliser des jeux de foot utilisant la licence J-League (Ligue Japonaise de football) mais cette fois-ci, cela se passe sur Saturn avec une nouvelle série... J.League Victory Goal.

Victory Goal


Le soft de SEGA commence avec une intro' en images de synthèse assez quelconque mettant en scène des footballeurs exécutant des gestes techniques ainsi que le générique du staff de la team Aquila du géant nippon.
Bénéficiant de la ligue officielle du championnat japonais on peut, dans la section Profile, comme son nom l'indique, visualiser les profiles des vrais footballeurs japonais avec leur photo, leur date de naissance et même leur position sur le terrain.
Parmi les douze équipes japonaises on a ;
Jef United Ichihara
Urawa Red Diamonds
Verdy Kawasaki
Kashima Antlers
Jubilo Iwata
Gamba Osaka
Shimizu S-Pulse
Bellmare Hiratsuka
Nagoya Grampus Eight
Sanfrecce Hiroshima
Yokohama Marinos et enfin,
Yokohama Flügels.

Avec ce titre, le joueur pourra choisir plusieurs modes de jeu. Opter pour un long championnat de 22 (ou de 44) match avec le mode J.League ou alors avec le mode S-League. Ce sont les deux modes les plus intéressants toutefois, d'autres sont aussi présents pour plus de plaisir comme par exemple, la Cup (4 à 12 équipes avec élimination directe), Exhibition, Penalty Shoot Out (tirs au but), Super Star (les meilleurs joueurs de foot japonais dans un duel d'équipe rouge contre équipe bleue) et enfin le classique mode Options afin de changer quelques détails notamment la durée du match.



Malgré que le soft de SEGA respecte les règles du sport roi (avec la sanction des fautes commises ou encore le hors jeu), Victory Goal reste assez arcade dans son gameplay. La touche A pour le tir / tacle, B pour la passe courte, C pour changer de footballeur et Z pour les passes longues. Notons aussi la capacité de dribbler avec un sprint (2x la direction du joueur) ou encore une esquive (gauche-droite, haut-bas ou inversement). Ayant ce côté arcade assumé, il est néanmoins possible de créer une action d'attaque et si l'IA montre ses limites, avec 3 autres potes, la création de la team Aquila devient très vite amusante. (Faut posséder le 6 Player Multiplayer Adapter).
Petit détail sympa. Avant chaque match, on peut choisir sa tactique (attaque, défense, normale ou contre attaque), de ligne de défense (en ligne ou en libéro) et sa formation.



Chase the Wind


Graphiquement, il est clair que le soft de SEGA n'utilise aucunement les capacités de ses SH-2. Si le stade, le terrain et même les cages sont en effet en 3D, les footballeurs (et le ballon) sont quand à eux en 2D assez grossiers avec peu d'animations. Oui on sait que c'est un des premiers jeux 32-bit et que les développeurs ne connaissaient pas encore les entrailles de la machine n''empêche que globalement ça reste très dépouillé ayant des couleurs criardes.
Quelques petits points positifs sont à signaler comme par exemple divers angles de vue à choisir (de côté à l'instar de HatTrik Hero ou encore en isométrique tel un Fifa sur Mega Drive) si éventuellement celui de base (arrière du joueur légèrement haussé) ne plaît pas. Aussi, 2 zooms sont possibles et autant dire que l'un reste très proche du footballeur et l'autre trop loin. Par conséquent ça n'a aucun intérêt.
De plus, à chaque but on assiste à un Replay sur 3 angles différents accompagné d'une animation rigolote sur le panneau géant du stade. On entend les supporters crier le nom des équipes respectives qui sont sur le terrain, faire du bruit bref, c'est plutôt bonne ambiance.



On ne peut absolument pas oublier la bande sonore qui est juste fantastique ! Le point le plus fort du jeu sans aucun doute. Si les mélodies restent jazzy dans les diverses sections du jeu, celles qui passent durant les match sont (et resteront) excellentes je dirais carrément cultes. Composées par Jun Senoue, les riffs sont un bonheur à écouter comme par exemple "Ride on the Wind", "Rush For Goal" ( Petit mot sur la météo qui change légèrement le comportement du ballon durant les match pluvieux (le ballon est freiné par le gazon mouillé et les sportifs exécutent de longues glissades lors des tacles). Très bien!

Conclusion :


Il est clair que cette version de Victory Goal intéresse peu les players européens du fait que c'est un jeu destiné avant tout, au public japonais et son championnat national. SEGA va d'ailleurs modifier ce titre pour le marché européen. Afin de soutenir sa console en occident, J.League Victory Goal deviendra Internation Victory Goal. (Les équipes japonaises deviennent des équipes nationales).
Ceci dit, il ne faut pas oublier que c'est le premier d'une longue série qu'ira se bonifier avec le temps et ce, dès l'opus Vitory Goal '96. Bref, un jeu réservé uniquement aux collectionneurs, à ceux qui ont apprécié la série J-League Pro Striker ou encore, qui s'intéressent au championnat japonais.

€¢"¢ Compatible avec 6 Player Multiplayer Adapter

Verdict

6

Points forts

  • Gameplay arcade
  • La bande sonore

Points faibles

  • Graphiquement faible

Commentaires

Rage, 02 juin 2016 - 2:12
Merci pour ce test !!! C'est vrai que les musiques de ce jeu sont sublime comme d' ailleurs la plupart des premiers jeu Saturn...