Test : SEGA Ages : G-Loc Air Battle (Switch)

La gamme Sega Ages poursuit son bonhomme de chemin avec des jeux sympathiques, mais pas complètement fous. Récemment, c'était au tour de Sonic the Hedgehog 2 sur Mega Drive de resurgir, avec le contenu bonus apporté par Sonic & Knuckles. Retour dans le monde de l'arcade avec de G-Loc : Air Battle, le simulateur d'avion de chasse à 360°, qui est passé entre les mains délicates de M2. Êtes-vous prêts à rendre votre repas ?

Loss of Consciousness by G-Force

Initialement sorti en 1990 sur board Sega Y, G-Loc : Air Battle est une suite spirituelle d'After Burner. Le titre propose le même principe de combat aérien à bord d'un avion de chasse, et partage de nombreux éléments de game-design avec son illustre prédécesseur. Ayant déjà œuvré sur des jeux de cette borne, notamment Power Drift ou Galaxy Force, il n'est pas surprenant de voir M2 aux commandes de ce nouveau Sega Ages. On aimerait un peu plus de prise de risque, mais il faudra se contenter de ça !

La borne, nommée R360, était d'ailleurs l'attraction principale du jeu qui, comme vous allez le voir, offre assez peu d'évolutions par rapport à After Burner en lui-même. La Switch ne provoquera certainement pas la perte d'orientation proposée par la borne, qui pouvait tourner comme une sphère dans absolument tous les sens et tous les axes. Cependant, un mode permet tout de même de profiter d'une émulation des bruitages de la borne, comme c'était le cas sur Space Harrier sur 3DS par exemple.

Land on Carrier

Le jeu en lui-même nous met aux commandes d'un avion de chasse avec une vue cockpit (différence notable par rapport à After Burner et sa vue de derrière). Le défilement est également plus posé, et l'objectif est de détruire un certain nombre d'ennemis pour passer à la mission suivante. Le jeu se joue cependant contre la montre, il faut donc veiller à accomplir les objectifs rapidement. Il y a trois parcours différents, du plus simple au plus difficile, dont le nombre de missions va en croissant. Il y a aussi une petite mission d'atterrissage sur un porte-avion à la fin (ou au milieu du parcours le plus long), un petit plus amusant et renforçant l'immersion.

Pour l'époque, la réalisation est assez bluffante. Il y a de nombreuses animations faites à partir de grandes images pour donner une sensation de 3D. Le décor qui défile ressemble à une grande texture détaillée, et le défilement est très fluide, bien que plus lent que dans After Burner. L'ensemble est soigné, en nette progression par rapport à After Burner. De nos jours, cela paraîtra forcément ridicule aux yeux du plus grand nombre, mais les amateurs de jeux rétro devraient trouver leur compte dans les visuels du titre.

Au niveau des contrôles, on retrouve quelque chose de très proche d'After Burner avec la mitrailleuse (Vulkan), les missiles à tête-chercheuse, l'accélération et l'After Burner (accélération intense). Les situations sont sensiblement les mêmes, il faudra parfois échapper à un missile nous ayant verrouillé, cela nécessitera un bon coup d'After Burner. Il y a également des avions ennemis nous prenant en chasse, il faudra alors manœuvrer afin qu'ils nous passent devant (dans ces situations, la vue change temporairement et on voit l'avion de derrière). Les niveaux demandent d'abattre un nombre fixe d'avions ennemis, et certains niveaux sont des raids sur les installations militaires au sol, là encore quelque chose que l'on retrouve dans After Burner. Le lock-on est assez lent, il faudra réussir à garder un long moment la cible dans le carré de visée avant de pouvoir utiliser le missile.

La version Sega Ages

Comme le veut la coutume, M2 soigne ses adaptations et propose du contenu supplémentaire ainsi qu'une ribambelle d'options. A ce niveau, G-Loc : Air Battle a profité du même soin que les autres titres de la gamme, et c'est un vrai plaisir.

Il y a tout d'abord l'interface moderne et commune, que l'on retrouve une fois encore, avec notamment Nei et Alex Kidd qui animent la petite vidéo d'introduction, et les menus super propres. On peut paramétrer l'expérience pour plus de plaisir et de confort. Les commandes sont ajustables, on peut opter pour un retour automatique ou non de l'avion au centre (cela revient à devoir maintenir ou non le stick pour se déplacer, les deux options sont pertinentes et c'est bien qu'elles soient présentes).

Les filtres visuels sont également riches et soignés, tout est possible. Remplir l'écran, étirer l'image, garder un ratio pixel-perfect nommé Dot by Dot, avec application de scanlines ou de filtres pour adoucir l'image. Il y a également un mode vintage simulant une télé cathodique, et le mode borne proposant les bruitages de la borne. On peut ajuster le volume des bruitages de la borne également. Du très bon boulot à ce niveau, chapeau M2.

Côté gameplay pur, une option "Ages" permet d'accélérer le lock-on (ce qui transforme pas mal l'expérience, et nous rapproche d'After Burner), mais du coup les scores comptent pour le mode Freestyle au lieu du mode Arcade dans les classements en ligne. Il y a également un mode supplémentaire Sega Ages, qui est une sorte de quatrième route disponible, avec le lock-on rapide, et qui est chargée d'ennemis. Et pas de continue possible dans ce mode. Cela apporte un peu de variété à l'ensemble. Enfin, les scores sont chargés dans un classement, et pour ce titre je n'ai pas eu besoin d'abonnement Nintendo, contrairement à Virtua Racing. Étrange... Un manuel est présent aussi (comme dans chaque jeu de la gamme) mais il s'agit d'un lien internet, inactif pour le moment. Dommage de ne pas avoir des manuels inclus comme sur Wii U, cela aurait été bien mieux, car ces manuels en ligne disparaîtront un jour.

Un incontournable de plus ?

On commence à y être habitué, les Sega Ages produits par M2 sont d'excellente qualité. G-Loc : Air Battle est un bon petit jeu qui devait presque tout à sa borne. Ce n'est pas un titre qui va exciter les foules dans ce format là , surtout après un Virtua Racing exceptionnel. Le gameplay est également un peu limité, il est assez frustrant de ne pas réussir à aller chercher ces foutus avions sur les côtés, et ça ne bouge pas bien vite par rapport à After Burner. L'action est quand même assez confuse par moments. L'expérience globale reste de qualité, mais la gamme Sega Ages est assez riche, et d'autres titres me paraissent plus intéressants. Cependant, je préfère encore ça à la dixième ressortie de Space Harrier.

Un nouveau titre rejoint la gamme Sega Ages. G-Loc : Air Battle n'a pas eu de nouveau portage depuis l'époque des consoles 8 et 16 bits, c'est donc un choix plutôt intéressant pour ceux cherchant un peu de nouveauté. Cela étant dit, le titre n'est pas fulgurant non plus, et sans les bornes qui vont avec, il est fort probable que son gameplay plaise moins que celui du frénétique After Burner, dont G-Loc : Air Battle est la suite spirituelle. Ceux qui choisiront d'investir retrouveront tout le contenu, l'enrobage et les options qui vont bien pour un jeu Sega Ages.

Verdict

6

Points forts

  • Visuels du jeu d'origine très soignés
  • Gameplay simple et efficace
  • Très immersif pour un jeu de 1990
  • Enrobage Sega Ages de qualité
  • Options et filtre graphiques

Points faibles

  • Gameplay un peu lent
  • Difficile de viser sur les côtés
  • Parfois confus
  • On fait des loopings sans le vouloir
Avis des joueurs :
Note moyenne Nb avis
Switch 7.0 1

Commentaires

myau, 29 aoû 2019 - 11:39
Merci pour ton test. Si j'avais la Switch, je le prendrai certainement même si certains Sega Ages déjà sortis comme Fantasy Zone ou Gain Ground me bottent plus.
myau, 29 aoû 2019 - 11:39
Merci pour ton test. Si j'avais la Switch, je le prendrai certainement même si certains Sega Ages déjà sortis comme Fantasy Zone ou Gain Ground me bottent plus.